Mercredi 4 novembre 2009
Texte brut de décoffrage :

Yeh ! J'ai poussé mon premier cri (sur un territoire anciennement français qui avait été occupé par les Allemands ) en sortant du ventre de ma mère qui était elle-même française depuis au moins 10 générations (vérifié jusqu’en 1690 environ i.e siècle de Louis XIV).

Je ne suis jamais allé demander la nationalité de pays dans lesquels j’ai vécu, même si je m’y plaisais. J’ai voulu être Français, rester Français en dépit de toute cette histoire tumul tueuse depuis au moins l’époque des Celtes. Je n’ai pas voulu faire un service militaire mais j’ai préféré payer cette dette à mon pays en effectuant un service national civil consacré (avec passion) à éduquer des jeunes gens qui en avaient besoin dans un pays tout neuf.

J’ai respecté les lois de mon pays et j’ai pu exprimer mon désaccord sur bien des actions menées au nom de la France (colonisation, traite négrière et autres guerres nécessairement inutiles et injustes) mais je ne supporte pas qu’on me demande de me repentir pour des choses que j’ai toujours condamnées et auxquelles je n’ai jamais participé,  pas plus que mes ancêtres aussi loin que j’aie pu aller les débusquer dans des registres.

 

Qu’est-ce que j’ai fait pour être Français, pour avoir cette identité, celle d’un citoyen de la nation à laquelle je sens que j’appartiens, en dépit de tous ses défauts ? Eh bien c’est en allant et en vivant ailleurs que je me suis rendu compte que malgré tout, dans mon pays, je trouvais une forme de liberté que je ne ressentais pas ailleurs. Un sentiment de sécurité que je n’ai guère retrouvé que dans les pays scandinaves qui sont aussi quelque part un peu ma patrie car Normand je suis aussi depuis plus de mille ans.

 

J’ai étudié la langue de mon pays avec sérieux et application afin d’être un jour capable de penser selon ses modalités et d’être capable de la transmettre à mes enfants, petits enfants et à des milliers d’élèves ici ou là. J’ai défriché l’histoire et la culture de ce pays que j’aime, pays en formation, qui s’est constitué parfois dans la douleur et la violence par des peuplements souvent belliqueux que certains ont appelé Grandes Invasions. Tous ces apports ont été assimilés ou phagocytés par un régime féodal et très vite un système de monarchie absolue, de droit prétendument divin car le monde européen a été enchanté pendant plus de 18 siècles par une religion dominante, le christianisme ! Comme le druidisme était loin alors !

Ce n’est finalement qu’au prix d’un renversement total « Le désenchantement du monde », avec notamment la Révolution française que le système de liberté, égalité & fraternité a été durement mis en application, non sans terreur et sans malheurs. Mais il est là, en vigueur, et les Français ne souhaitent pas revenir aux régimes absolus ou totalitaires antérieurs.

 

Alors la Nation française est devenue une démocratie, une République. Parfois, elle a rencontré des aventuriers de petite taille mais de grande ambition, comme certains desseins, de nos jours... Mais les Français, aidés à l'occasion par leurs alliés Américains, Canadiens ou Britanniques ont fini par s’en sortir et conserver les principes et les lois de leur nation souveraine.


Depuis quelques décennies (mais bien plus longtemps en fait si l’on compte les débuts du libéralisme) c’est un supercapitalisme* qui s’est érigé en système de gouvernance, de fait.

 

Le travail des citoyens, la démocratie, les lois sociales, tout cela est repassé au second plan car ce sont les desiderata des actionnaires, de financiers, des investisseurs qui priment, qui dominent sans partage. Et nos politiques se soumettent car ils n’ont pas de marge de manœuvre suffisante face à ses requins qu'ils craignent eu auxquels ils offrent des "boucliers fiscaux" protecteurs.

Mais ça se passe dans mon pays, avec le PIB qui est le sien, avec sa culture séculaire, ses scientifiques, ses écrivains, ses historiens, ses intellectuels, tel qu’il est mon pays, qu’est-ce que je fais pour être Français ? Je le défends, je le fais connaître quand je me rends à l’étranger et quand on me fait l’honneur de m’en parler.

 

Être Français c’est accepter que l’on a ses racines dans le sol fertile de ce pays à l’histoire singulière et adhérer à l’esprit de ses lois républicaines et laïques en tendant la main à ceux qui nous respectent au delà de nos frontières tracées elles aussi par l’Histoire. C’est en même temps lever les bras et dresser la tête vers les étoiles et tenter de trouver des théories cosmologiques acceptables pour tous.

Mais être Français, ce n’est pas seulement être né sur le sol français. C’est un peu comme être le fils, la fille de… Il y a une filiation sensible, un amour de cette nation qui doit être la marque indispensable de cette identité française.

 

Reste à définir ces marques et cette symbolique  qui représentent bien la France  :

 

- Le drapeau tricolore qui est un raccourci de son histoire.

- La devise « liberté, égalité, fraternité » qui est belle dans l’absolu mais n’a jamais été appliquée, pas plus dans les premières années du calendrier républicain qu’aujourd’hui.

- L'hymne national « La Marseillaise » qui est historique, qui est un chant de défense du pays, de la patrie en danger mais dont les paroles ne peuvent plus décemment être chantées par nos enfants et petits enfants.

 

J’aime ce pays où je suis né alors qu’il était occupé par nos ennemis d’alors, comme l'écrivait mon père en 1984, et qui l'avaient été pendant trois guerres successives, j’ai nommé les Allemands...

Mais, comme je l'ai dit,  il n’y a pas que le sol dans mon identité : il y a aussi et surtout le fait que je me reconnais dans cette culture celtique teintée de judéo-christianisme et surtout de liberté râleuse et toujours prête à faire la fronde. Alors, bien sûr il y a beaucoup à réformer, à refonder dans cet hexagone carrefour de bien des idées mais si on a cette identité française, laïque et généreuse, on peut le faire, en rappelant que les religions sont des affaires du domaine du privé, comme la vie sexuelle et la vie intime de chacun. À ce compte on ne souhaite ni prosélytisme, ni ostentation. Les néo-arrivants, d’où qu’ils viennent, quelle que soit leur religion, leur philosophie, leur couleur de peau, leur ethnie doivent s’imprégner de cette idée que le concept d’identité française est une entité historique, législative, culturelle non pas immuable mais déjà bien constituée, avec des contours facilement lisibles. Ils ont le devoir de se glisser à l'intérieur ceux-ci, de s’y intégrer sans nécessairement s’assimiler complètement car ils ont cette possibilité dans leur cadre de vie privée de conserver des traditions qui leur tiennent à cœur. Mais pas dans l'espace public car l'espace public est français, le reflet de toute une histoire.

Quoi qu’il advienne, ce sont les lois de la République une et indivisible, laïque et redistributrice d’une égalité sociale sans équivoque, ce sont ces seules lois qui sont et demeureront applicables et non pas des lois communautaires.

 

Mais ceux qui n’aiment pas la France, cette nation qui a donné dans la traite esclavagiste, dans le colonialisme et dans des guerres plus ou moins justifiables, cette nation qui a mis en place les principes des Droits de l’Homme (avec les devoirs inhérents à ces concepts), ceux-là ne sont pas obligés de venir s’y installer et encore moins de demander la nationalité française.

 

L’identité française, ce n’est pas porter un béret en guise de couvre-chef, de glisser dans sa poche de gauche une baguette de pain bien frais et dans la poche de droite une bouteille de Bordeaux.

Non, l’identité française c’est l’acceptation de l’histoire de cette nation, de la liberté qu’on peut avoir en son sein, la reconnaissance d’être dans un état de droit et au contact d’une culture bien spécifique qui – tant du point de vue scientifique que littéraire, artistique ou philosophique – a acquis ses lettres de noblesse, grâce à des personnes talentueuses dont la réputation est souvent internationale. La culture française, son siècle des lumières ne sont contestés nulle part dans le monde. Nous pouvons encore en être fiers !

Pas de cocoricos certes, mais ceux qui trouvent les Français arrogants et peu reconnaissants feraient bien de regarder dans leurs États et dans leurs villages.

 

L’idée de « patrie » me trotte par la tête mais je ne suis pas militariste et je ne parviendrai pas à clamer « Vive la patrie ! » Je me contenterai de penser « Que la culture française vive et porte haut ses couleurs et ses valeurs ! »

 

Supercapitalisme*  Lire l'excellent livre de Robert REICH

http://www.infoslibres.fr/2008_07_16/livre-supercapitalisme-de-robert-reich/article12433.html

 

Par Erwan - Publié dans : Mémétique
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Mardi 20 octobre 2009

Les solos de batterie de Philip David Charles COLLINS, c'est fini !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Phil_Collins


http://www.leparisien.fr/musique/phil-collins-le-batteur-chanteur-ne-peut-plus-se-servir-de-ses-doigts-19-10-2009-680599.php

Phil Collins, le batteur-chanteur ne peut plus se servir de ses doigts

Phil Collins, le leader du groupe Genesis, a perdu l'usage de ses mains. Un handicap très gênant pour ce batteur de formation. C'est une luxation des vertèbres dûe à une mauvaise posture derrière son instrument pendant la tournée du groupe en 2007 qui serait à l'origine des ennuis physiques du chanteur-batteur. En avril dernier, l'ex-compère de Peter Gabriel a subi une opération qui aurait pu tout régler.

Si le problème au cou a été résolu, l'artiste anglais est sorti du bloc avec une perte de sensibilité dans les doigts.

«Je ne peux plus jouer de la batterie», a déploré, lundi, Phil Collins dans les colonnes du journal allemand Hamburger Abendblatt. Avec un zeste d'humour, le chanteur estime toutefois que la seule façon pour lui de continuer à jouer serait de «coller les baguettes à ses doigts»...

Mais rien ne l'empêche de chanter. Depuis février, Phil Collins prépare un CD qui sera dans les bac en 2010. Pas de nouvelles compositions mais des reprises de tubes du label américain Motown : des chansons de Stevie Wonder, de Diana Ross ou encore des Jackson Five, avec pour ambition d'être au plus proche du timbre original. «Cela me procure un plaisir incroyable», explique-t-il.

Le fondateur de Genesis bientôt grand-père

Toutefois, confie-t-il au quotidien du soir de , «ma carrière n'est plus si importante à mes yeux». Il n'envisage plus de tournée par exemple. Sa famille tient désormais une place prépondérante. «Actuellement, c'est les vacances scolaires en , où nous vivons, et je m'occupe de mes deux plus jeunes fils : Nicholas, âgé de 8 ans et Mathew, 4 ans. Je veux les voir grandir. Je les conduis au tennis, au football et j'aime ça».

Très en verve sur sa vie privée, il poursuit : «Il va y avoir un très grand événement dans les deux semaines à venir. Ma fille Joely est enceinte, elle va accoucher à (Canada). Je vais devenir pour la première fois grand-père.»

 


Quel dommage !

Phil Collins - Can't Stop Loving You (Live)

 



Phil Collins - Take Me Home (Live)




                         Phil Collins One More Night

Par Jipé - Publié dans : webitude
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Mardi 6 octobre 2009
À LA PÊCHE AUX MOULES


Didier Lombard, pdg d'Orange, et la pêche aux moules
envoyé par Mediapart. - L'info video en direct.

"Jusqu'ici, les images n'avaient circulé qu'en interne. Mais la diffusion, le week-end dernier sur le site de Mediapart, d'un discours tenu en janvier dernier par Didier Lombard, PDG de France-Télécom, créé le buzz dans le contexte actuel. Discours où il mettait la pression sur ses équipes. Lors d'une réunion à Paris diffusée en visioconférence dans différents sites du groupe dont celui de Lannion, il avait en effet indiqué qu'on « ne sait pas bien ce qui va se passer. Il va falloir qu'on s'adapte à la réalité qui va se présenter vers nous avec une rapidité encore plus grande. Ceux qui pensent qu'ils vont pouvoir continuer à être sur leur sillon et pas s'en faire, tranquille, se trompent ». Quant aux salariés de France Télécom qui « ne sont pas à Paris, qui pensent que la pêche aux moules c'est merveilleux... eh bien c'est fini

Une allusion évidente à Lannion et à la côte de Granit où l'on avait modérément apprécié le propos. Un porte-parole de la direction a indiqué depuis qu'il s'agissait « d'une blague entre camarades de Polytechnique. La pêche aux moules est une allusion à la Bretagne, il ne s'agissait pas de stigmatiser les fonctionnaires".



«Ceux qui pensent qu'ils vont pouvoir continuer à être sur leur sillon et pas s'en faire tranquille, se trompent», martèle ainsi le PDG. Il prévient également les salariés de province qu'ils devront mettre les bouchés doubles à l'avenir : les salariés qui «ne sont pas à Paris, qui pensent que la pêche aux moules c'est merveilleux... Eh bien c'est fini». Une petite phrase qu'il explicite : «Même s'ils resteront aussi nombreux, il y aura autant de crédits, autant d'activités, il va falloir qu'on s'adapte aux sujets tels qu'ils sont sur la table aujourd'hui et pas ceux qu'on a rêvés il y a vingt ans.»



Didier LOMBARD fait de l'humour à cent balles à peu près du même niveau que celui des cours de récréation où les gamins de 7-8 ans disaient il y a quelques décennies: "Ton père travaille au PTT : il fait un Petit Travail Tranquille."
C'est bien connu, les France Télécoms de LANNION allaient à la pêche aux moules plutôt que de faire progresser les portefeuilles de actionnaires de FT. Il va falloir que ça change !

Mais Monsieur LOMBARD - décidément très en verve - se permet à présent de parler de "la mode des suicides à France Télécoms...

Comme le dit un commentateur du blog du magistrat Philippe BLIGER

Si Monsieur Lombard venait à être terrassé par un accident vasculaire cérébral, ce que je ne lui souhaite aucunement, certains pourraient déclamer : « mettons un terme à cette mode des AVC !»
Auquel cas, ayant rejoint les 6% de malheureux qu’il se doit d’incorporer à ses effectifs aux termes de la loi, il se retrouverait au rang des bras cassés… Kafkaïen !


http://www.philippebilger.com/blog/2009/09/des-suicides-%C3%A0-la-mode-.html#comments

Si nos Grands Patrons d'aujourd'hui (je vais essayer de rester dans le ton GP = Grosses Patates) ne savent pas faire mieux que cet humour cynique, ils feraient bien de se recycler un peu car en outre, dans sa brève diatribe de recentrage genre presse-citron pas fûté, il commet de grosses fautes de français qu'aucun dirigeant digne de ce nom ne devrait faire. Jamais :
- Presque systématiquement, M. LOMBARD  dit "qui" en lieu et place de "qu'il(s)"
"Ceux qui pensent qui vont pouvoir continuer... tels qui sont"
- On sait pas bien au lieu de "On ne sait pas bien..."
- "Ceux qui pensent que la pêche aux moules est merveilleux"
- "toutes les morceaux du groupe"...
Par Jipé - Publié dans : Mémétique
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Samedi 26 septembre 2009

Le harcèlement moral au travail est mis en exergue en cette période de crise et de toute façon, de difficultés économiques, de domination du capital, des volontés des actionnaires sur le statut des cadres ou des salariés. C'est un mal du monde occidental. À l'origine de cette grande remise en question, il y a donc comme le dit Robert REICH dans son livre "SUPERCAPITALISME, Le choc entre le système économique émergent et la démocratie". Robert REICH est entre autres l'ancien secrétaire d'État à l'emploi de Bill CLINTON Eet spécialiste de l'Économie mondialisée.

Le harcèlement utilise partout un système de déstabilisation qui participe de techniques relationnelles qui font la part belle à la mise en question de la personne elle-même plus que de son travail. En dépit de la surveillance que le harcelé exerce sur son action, son travail est systématiquement dévalorisé et cela conduit souvent à un questionnement et à une baisse de sa propre estime.

Des dispositions légales à l'égard de cette pratique sont prévues dans le Code du Travail. Voir cet excellent site, très détaillé :

http://www.harcelement-moral-travail.fr/
(Extraits en dessous de la vidéo de M-F Hirigoyen)


Marie-France Hirigoyen expose les contours du harcèlement moral



1. Qui sont les victimes ?
Il n'y a pas de profil type du harcelé. Contrairement à une opinion répandue, les victimes ne sont pas forcément des personnes fragiles. Selon Marie-France Hirigoyen , "les harcelés sont généralement des  'grandes gueules' ou pour le moins des fortes personnalités...
La victime, c'est en fait bien souvent celui qui résiste, notamment à ses collègues... mais aussi à son supérieur hiérarchique, ou encore à la pression de ses subordonnés." Homme ou femme, jeune embauché, cadre nouvellement promu ou ancien approchant de la retraite, personne n'est à l'abri d'un harcèlement dans son entreprise.

2.Quelques chiffres

En France, un sondage réalisé en 2000 par IPSOS17 auprès d’un échantillon de 471 salariés représentatifs de la population française, évalue qu’un salarié sur trois se sent harcelé moralement, 37% des personnes interrogées ont déjà vu un collègue se faire harceler, 12% se font insulter, 22% sont humiliés et 16% se retrouvent « placardisés ».

Aujourd'hui, trois salariés sur dix ont le sentiment d'avoir déjà été l'objet de harcèlement moral sur leur lieu de travail, c'est à dire d'avoir été l'objet de conduites abusives, qui se sont manifestées notamment par des comportements, des paroles, des actes, des gestes ou des écrits répétés, pouvant porter atteinte à leur personnalité, à leur dignité ou à leur intégrité physique et psychologique, mettant en péril leur emploi ou dégradant le climat social. Par ailleurs, plus du tiers des salariés français (37%) disent avoir été témoin du harcèlement moral d'un collègue. Cette pratique est donc aujourd'hui extrêmement répandue.

Le phénomène est susceptible de concerner n'importe quel salarié, aussi bien les hommes (31%) que les femmes (29%), les cadres supérieurs (35%), les professions intermédiaires (27%), les employés (27%) ou les ouvriers (32%). Il est autant présent dans les entreprises privées (30%) que dans les entreprises publiques (29%).Le harcèlement moral présente toutefois certaines spécificités : les salariés plus âgés semblent en être un peu plus souvent victimes (34% contre 24% pour les moins de 35 ans). Les salariés aux revenus plus modestes sont également plus fréquemment concernés (19% pour la tranche de revenus de plus de 45,000EU contre 35% pour celle de moins de 16,000 EU).

Ce harcèlement prend des formes diverses et variées. Ainsi, 24% déclarent "avoir eu le sentiment que leur supérieur hiérarchique les évitait ou refusait de leur parler de façon ostensible et répétée". Plus du cinquième des salariés interrogés (22%) disent "s'être vu systématiquement confier, de façon répétée et plus souvent que leurs collègues, les tâches ou les missions les plus ingrates ou les moins intéressantes". Un salarié sur six affirme "s'être vu systématiquement refuser une augmentation ou recevoir une

augmentation systématiquement moins importante que ses collègues de même niveau hiérarchique, alors que ce n'était pas mérité" (17%).

La même proportion dit "avoir eu le sentiment que son supérieur hiérarchique lui enlevait ses responsabilités ou donnait le travail qui était normalement le sien de façon répétée à d'autres personnes (16%)".Plus grave encore, 12% estiment "avoir fait l'objet de brimades répétées de la part de leur supérieur hiérarchique, brimades visant à les faire démissionner sans indemnités ou à les faire changer de service". Enfin, 12% déclarent "avoir fait l'objet d'insultes ou de comportements insultants de façon répétée de la part d'un supérieur hiérarchique". 

 

3. Dans la fonction publique

 

Entre 50 et 60% des plaintes pour harcèlement moral émanent des fonctionnaires. Les victimes se trouvent en majorité à l'Education nationale, dans les hôpitaux et dans les collectivités territoriales.
L’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires prévoit que :
« Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.
Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la formation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération :
1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ;
2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ;
3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés.
Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus.
Les dispositions du présent article sont applicables aux agents non titulaires de droit public. »

 

 


CODE DU TRAVAIL

 



Chapitre IV

Lutte contre le harcèlement moral au travail

Article 168

Après l'article L. 120-3 du code du travail, il est inséré un article L. 120-4 ainsi rédigé :
« Art. L. 120-4. - Le contrat de travail est exécuté de bonne foi. »

 

Article 169



I. - Après l'article L. 122-48 du code du travail, sont insérés cinq articles L. 122-49 à L. 122-53 ainsi rédigés :
« Art. L. 122-49. - Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.
« Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi, ou refusé de subir, les agissements définis à l'alinéa précédent ou pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés.
« Toute rupture du contrat de travail qui en résulterait, toute disposition ou tout acte contraire est nul de plein droit.
« Art. L. 122-50. - Est passible d'une sanction disciplinaire tout salarié ayant procédé aux agissements définis à l'article L. 122-49.
« Art. L. 122-51. - Il appartient au chef d'entreprise de prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les agissements visés à l'article L. 122-49.
« Art. L. 122-52. - En cas de litige relatif à l'application des articles L. 122-46 et L. 122-49, le salarié concerné présente des éléments de fait laissant supposer l'existence d'un harcèlement. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que ses agissements ne sont pas constitutifs d'un tel harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles.
« Art. L. 122-53. - Les organisations syndicales représentatives dans l'entreprise peuvent exercer en justice, dans les conditions prévues par l'article L. 122-52, toutes les actions qui naissent de l'article L. 122-46 et de l'article L. 122-49 en faveur d'un salarié de l'entreprise, sous réserve qu'elles justifient d'un accord écrit de l'intéressé. L'intéressé peut toujours intervenir à l'instance engagée par le syndicat et y mettre fin à tout moment. »
II. - Le dernier alinéa de l'article L. 123-1 du même code est supprimé.
III. - L'article L. 123-6 du même code est ainsi modifié :
1o Dans le premier alinéa, les références : « L. 122-46 et L. 123-1, » sont supprimées ;
2o Le dernier alinéa est supprimé.
IV. - Dans l'article L. 152-1-1 du même code, les mots : « de l'article L. 123-1 » sont remplacés par les mots : « des articles L. 122-46, L. 122-49 et L. 123-1 ».
V. - Dans l'article L. 152-1-2 du même code, les mots : « de l'article L. 123-1 » sont remplacés par les mots : « des articles L. 122-46, L. 122-49 et L. 123-1 ».
VI. - Dans l'article L. 742-8 du même code, les mots : « de l'article L. 122-46 et du dernier alinéa de l'article L. 123-1 » sont remplacés par les mots : « des articles L. 122-46, L. 122-49 et L. 122-53 ».
VII. - Le dernier alinéa de l'article L. 771-2 du même code est ainsi rédigé :
« - les articles L. 122-46, L. 122-49 et L. 122-53. »
VIII. - Dans l'article L. 772-2 du même code, les mots : « de l'article L. 122-46 et du dernier alinéa de l'article L. 123-1, des articles » sont remplacés par les mots : « des articles L. 122-46, L. 122-49, L. 122-53, ».

Article 170



Après la section 3 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal, il est inséré une section 3 bis intitulée : « Du harcèlement moral », comprenant un article 222-33-2 ainsi rédigé :
« Art. 222-33-2. - Le fait de harceler autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 Euros d'amende. »

Article 171



I. - Après l'article L. 122-48 du code du travail, il est inséré un article L. 122-54 ainsi rédigé :
« Art. L. 122-54. - Une procédure de médiation peut être engagée par toute personne de l'entreprise s'estimant victime de harcèlement moral ou sexuel. le médiateur est choisi en dehors de l'entreprise sur une liste de personnalités désignées en fonction de leur autorité morale et de leur compétence dans la prévention du harcèlement moral ou sexuel. Les fonctions de médiateur sont incompatibles avec celles de conseiller prud'homal en activité.
« Les listes de médiateurs sont dressées par le représentant de l'Etat dans le département après consultation et examen des propositions de candidatures des associations dont l'objet est la défense des victimes de harcèlement moral ou sexuel et des organisations syndicales les plus représentatives sur le plan national.
« Le médiateur convoque les parties qui doivent comparaître en personne dans un délai d'un mois. En cas de défaut de comparution, il en fait le constat écrit qu'il adresse aux parties.
« Le médiateur s'informe de l'état des relations entre les parties, il tente de les concilier et leur soumet des propositions qu'il consigne par écrit en vue de mettre fin au harcèlement.
« En cas d'échec de la conciliation, le médiateur informe les parties des éventuelles sanctions encourues et des garanties procédurales prévues en faveur de la victime.
« Les dispositions des articles L. 122-14-14 à L. 122-14-18 sont applicables au médiateur. L'obligation de discrétion prévue par l'article L. 122-14-18 est étendue à toute donnée relative à la santé des personnes dont le médiateur a connaissance dans l'exécution de sa mission. »
II. - Dans l'article L. 152-1 du même code, après le mot : « salarié », sont insérés les mots : « ou du médiateur visé à l'article L. 122-54 ».

Article 172



L'article L. 122-34 du code du travail est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Il rappelle également les dispositions relatives à l'interdiction de toute pratique de harcèlement moral. »

Article 173



L'article L. 230-2 du code du travail est ainsi modifié :
1o Dans la première phrase du premier alinéa du I, après les mots : « protéger la santé », sont insérés les mots : « physique et mentale » ;
2o Le g du II est complété par les mots : « , notamment en ce qui concerne les risques liés au harcèlement moral, tel qu'il est défini à l'article L. 122-49 ».

Article 174



L'article L. 236-2 du code du travail est ainsi modifié :
1o Dans la première phrase du premier alinéa, après le mot : « santé », sont insérés les mots : « physique et mentale » ;
2o Le sixième alinéa est complété par les mots : « et de harcèlement moral ».

Article 175



Dans le premier alinéa de l'article L. 241-10-1 du code du travail, après le mot : « santé », sont insérés les mots : « physique et mentale ».

Article 176



Dans la première phrase et la seconde phrase du premier alinéa de l'article L. 422-1-1 du code du travail, après le mot : « personnes », sont ajoutés les mots : « , à leur santé physique et mentale ».

Article 177



I. - Dans l'article L. 742-8 du code du travail, les mots : « de l'article L. 122-46 » sont remplacés par les mots : « des articles L. 122-46 et L. 122-49 ».
II. - Dans le premier alinéa de l'article L. 771-2 du même code, les mots : « L'article L. 122-46 » sont remplacés par les mots : « Les articles L. 122-46 et L. 122-49 ».
III. - Dans l'article L. 772-2 du même code, les mots : « de l'article L. 122-46 » sont remplacés par les mots : « des articles L. 122-46 et L. 122-49 ».
IV. - Dans le deuxième alinéa de l'article L. 773-2 du même code, les mots : « et L. 122-46 » sont remplacés par les mots : « , L. 122-46 et L. 122-49 ».

Article 178



Après l'article 6 quater de la loi no 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, il est inséré un article 6 quinquies ainsi rédigé :
« Art. 6 quinquies. - Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.
« Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la formation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération :
« 1o Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ;
« 2o Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ;
« 3o Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés.
« Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé aux agissements définis ci-dessus.
« Les dispositions du présent article sont applicables aux agents non titulaires de droit public. »


Article 179



I. - Après le mot : « harcèlement », la fin du premier alinéa de l'article L. 122-46 du code du travail est ainsi rédigée : « de toute personne dont le but est d'obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d'un tiers ».
II. - Après le mot : « harcèlement », la fin du deuxième alinéa de l'article 6 ter de la loi no 83-634 du 13 juillet 1983 précitée est ainsi rédigée : « de toute personne dont le but est d'obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d'un tiers ; ».
III. - Le même article est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent article sont applicables aux agents non titulaires de droit public. »
IV. - L'article 222-33 du code pénal est ainsi modifié :
1o Après le mot : « autrui », les mots : « en donnant des ordres, proférant des menaces, imposant des contraintes ou exerçant des pressions graves » sont supprimés ;
2o Après le mot : « sexuelle », les mots : « , par une personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions, » sont supprimés.


Article 180



Dans le chapitre II du titre II du livre Ier du code du travail, avant l'article L. 122-46, sont insérés une division et un intitulé ainsi rédigés : « Section 8. Harcèlement ».

Par Jipé - Publié dans : Philosophie
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Vendredi 18 septembre 2009

Créé en 1971 par les ROLLING STONES,
Wild Horses est ici interprété par ses auteurs, en 1975.



Rolling Stones - Wild Horses (Live Acoustic)



   L' enregistrement ci-dessous - tout à fait excellent - vient de sortir.
Susan BOYLE en a fait son premier single et il faut bien dire que son interprétation de ce standard des années 70 est tout à fait fantastique près de 40 ans après !
  Quelle voix magnifique, puissante, colorée et émouvante !


 


Childhood living is easy to do
The things you wanted I bought them for you
Graceless lady you know who I am
You know I can't let you slide through my hands

Wild horses couldn't drag me away
Wild, wild horses, couldn't drag me away

I watched you suffer a dull aching pain
Now you decided to show me the same
No sweeping exits or offstage lines
Could make me feel bitter or treat you unkind

Wild horses couldn't drag me away
Wild, wild horses, couldn't drag me away

I know I dreamed you a sin and a lie
I have my freedom but I don't have much time
Faith has been broken, tears have been cried
Let's do some living before we die

Wild horses couldn't drag me away
Wild horses, couldn't keep me away

Wild horses...

 






Par Jipé - Publié dans : Chant lyrique
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