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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 17:38

  bernard tapie

LE DESTIN DE Bernard TAPIE :


"Fils d’un ouvrier frigoriste et d’une infirmière, il grandit au Bourget, dans les quartiers populaires de la Seine-Saint-Denis. C’est au cours de son service militaire, où il devient sous-officier, qu’il comprend que les écarts de statut social peuvent être comblés, et que sa ténacité et ses grandes ambitions peuvent le faire réussir dans la vie.

Mais c’est avant tout le sport qui l’attire, en particulier les sports mécaniques. Il tente ainsi une carrière de pilote dans les années 1960 en participant à des courses de Formule 3. Un grave accident le plonge trois jours dans le coma, dont il sort avec la résolution de ne pas poursuivre cette carrière.

Il tente alors une brève carrière de chanteur avec quelques disques sous le nom de Bernard Tapy, l’époque étant à la mode américaine, mais sans grand succès.

En 1967, alors qu’il se « cherche » encore, le hasard va l’orienter vers la voie où il exprimera son talent : les affaires. Un vendeur en porte à porte sonne chez lui pour lui proposer d’acquérir un poste de télévision, à l’époque peu présent dans les foyers français car très coûteux. Après avoir sympathisé, le vendeur lui explique qu’il ne parvient pas à vendre en porte à porte et qu’il souhaite se débarrasser de son stock. Bernard Tapie lui demande de lui confier quelques téléviseurs et « teste » à son tour la vente en porte à porte. Il comprend que le frein à la vente est la méfiance des potentiels clients envers ce type de vente. Aussi il a une idée : se faire passer pour un journaliste pour le compte d’un grand journal qui fait un sondage sur les émissions préférées des français. La plupart de ses interlocuteurs n’ayant pas la télévision, il leur propose le prêt gratuit par « son journal » d’un poste de télévision pendant une semaine, à condition que les clients le regardent au maximum pour être en mesure de répondre au sondage. Une semaine plus tard, il repasse, pose les questions du « sondage », et indique au client que l’appareil n’étant plus neuf puisqu’ayant désormais été utilisé, il a la possibilité de l’acheter 25 % moins cher qu’au prix du neuf. Séduit tant par l’appareil, son prix, et la sollicitude dont il a été l’objet, ce dernier signait volontiers un bon de commande.

Fort de ce succès, il rachète au vendeur venu frapper à sa porte tout son stock, qu’il revend en quelques semaines. Il monte ensuite un magasin de téléviseurs qu’il revend quelques années plus tard. Cette première expérience réussie l’oriente définitivement vers les affaires.

Suite au succès de son magasin de télévisions, Bernard Tapie tente d’abord de monter des entreprises. Très affecté par la perte de sa grand-mère en raison d’une erreur de diagnostic de son médecin, il se passionne pour la médecine, et découvre au cours de ses lectures que les crises cardiaques, alors première cause de mortalité en France, pourraient ne pas être mortelles dans près de la moitié des cas si le patient était amené à l’hôpital en moins de 20 minutes, contre 45 minutes en moyenne à l’époque. Il fonde alors la société Coeur Assistance, dont l’objet est de proposer à des personnes à haut risque d’accident cardiaque de disposer d’un boitier portable, avec un abonnement payant, permettant de déclencher une alarme en cas de crise cardiaque ; la société tenant à disposition des clients des ambulances prêtes à partir immédiatement. Mais le concept est trop précurseur, et se heurte à des obstacles juridiques d’agrémentation insurmontables, les instances françaises de la médecine étant fermement opposées à l’intrusion d’une alternative privée au système des ambulances publiques. Après quelques mois, Bernard Tapie doit donc renoncer à son projet.

Il fonde ensuite un groupement d’achat, le Club Bleu, destiné à l’achat en gros pour les comités d’entreprise, qu’il revend correctement, mais sans pour autant faire de lui un homme riche.

Puis il rencontre l’homme qui va réellement lui apprendre les affaires, Marcel Loichot, fondateur du cabinet de conseil SEMA et conseiller du président de la République, Charles de Gaulle. L’auteur du livre économique de référence de la fin des années 60, le « pan-capitalisme », détecte en Bernard Tapie un grand potentiel et le convainc de devenir consultant (« ingénieur-conseil » à l’époque) au sein de son cabinet spécialisé en redressement d’entreprises, puis directement à ses côtés. Bernard Tapie s’y distingue et commence à très bien gagner sa vie, les commissions sur les redressements d’entreprises étant conséquentes en cas de succès. Alors âgé de la trentaine, il affiche déjà son goût pour les belles choses : superbe manoir en banlieue parisienne, voitures de luxe ; Bernard Tapie a déjà ce côté flambeur qui suscitera l’admiration de certains et le rejet d’autres.

Fort de son expérience acquise à la SEMA, Bernard Tapie se met à son compte en 1977 à l’âge de 34 ans. Il fait alors parler de lui en rachetant des sociétés en dépôt de bilan pour un franc symbolique, puis en les revendant une fois redressées.

Au fur et à mesure de ses succès, les entreprises auxquelles Bernard Tapie s’intéresse sont de plus en plus grosses et connues, faisant ainsi grandir sa notoriété. C’est ainsi qu’il apparaît à la télévision française pour la première fois en 1980, pour sa candidature à la reprise de la société Manufrance, autrefois joyau de l’industrie française, acculée à la faillite. Son franc-parler, son physique et sa force de conviction font que chaque nouvelle apparition sur les plateaux de télévision se traduit par une hausse de l’audience télévisée, si bien qu’il est de plus en plus invité sur les plateaux. Séduit par la notoriété et par l’intérêt qu’elle présente dans ses affaires, Bernard Tapie répond volontiers aux invitations des médias, et devient en l’espace de cinq ans une véritable vedette du petit écran, invité d’abord dans les émissions culturelles (Le Grand Échiquier, 7 sur 7, etc) puis également dans les émissions de pure variété généralement dévolues aux chanteurs et aux acteurs (Gym Tonic, Le Jeu de la vérité, Champs-Élysées, Les Grosses Têtes, etc.).

Il est alors cité en exemple par les médias, qui l’élisent « Homme de l’Année » en 1984, puis consacré par les sondages d’opinion, en particulier chez les jeunes (dont il est alors la personnalité française préférée) et chez les femmes (qui le considèrent alors deuxième homme de France le plus séduisant derrière Alain Delon).

Passionné de sport, Bernard Tapie utilise sa fortune acquise dans les années 80 pour monter une équipe cycliste autour de Bernard Hinault.

Il fait également de cette popularité au sein des jeunes une émission télévisée « Ambition », dont le concept est d’aider un jeune et son projet, sélectionnés sur dossier, à monter son entreprise et son tour de table en direct. Il monte également à partir de 1986 des écoles de ventes exclusivement réservées aux jeunes au chômage ou sans formation scolaire. La première ouvre à Béziers, puis viendront les écoles de Marseille, Ambert, Soissons, Namur (Belgique), Martiny (Suisse), et enfin Vichy, spécialisée pour les femmes. Etant financées exclusivement par Bernard Tapie sur ses fonds propres, ces écoles furent fermées en 1994 lorsqu’il fut mis en faillite. 8 000 jeunes chômeurs environ sortirent diplômés des écoles Tapie.

Enchanté par son expérience dans le vélo, Bernard Tapie décide de tenter la même réussite dans le football, en répondant en 1986 à l’invitation d’Edmonde Charles-Roux, veuve de l’ancien maire de Marseille Gaston Defferre, de reprendre l’Olympique de Marseille (OM). Ancienne gloire du football français, l’OM végète alors à la quinzième place du championnat de France, n’a plus gagné de titre depuis 1976, et attire moins de 5 000 spectateurs par match au stade Vélodrome. Sous la direction de Bernard Tapie, qui s’avère détenir un véritable talent dans la détection de grands joueurs de football, le club engage de nombreux jeunes joueurs espoirs qui deviendront, au fil des années, des stars, parmi lesquels les français Jean-Pierre Papin, Éric Cantona, Basile Boli, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Fabien Barthez, le Ghanéen Abedi Pelé, l’Anglais Chris Waddle, le Croate Alen Boksic et enfin le Brésilien Sonny Anderson. Il recrute également des valeurs sures plus expérimentées telles qu’Alain Giresse, Manuel Amoros, Jean Tigana, Karl-Heinz Förster, Klaus Allofs, et Enzo Francescoli. Avec de tels joueurs, l’Olympique de Marseille remporte cinq titres de Champion de France consécutifs de 1989 à 1993, joue quatre finales de Coupe de France dont une gagnée en 1989, quatre demi-finales de Coupe d’Europe (Coupe des coupes 1988, Coupe des clubs champions 1990, 1991 et 1993) et deux finales de Ligue des Champions, dont une remportée en 1993 face au Milan AC ; qui reste la seule jamais remportée par un club français.

N’hésitant pas à montrer sa réussite et ses signes de richesse, et à utiliser un langage très direct, versant parfois dans la provocation ; Bernard Tapie divise cependant déjà fortement l’opinion, les nombreuses opinions positives étant déjà contrebalancées par des antipathies fortes à l’encontre du personnage. Il est ainsi pour les uns le symbole d’une réussite décomplexée, du franc-parler, et la démonstration que tout le monde a sa chance, idole à laquelle s’identifie une grande partie des jeunes entrepreneurs dont nombreux diront dans les années 1990 et 2000 que leur vocation d’entreprendre vient de Bernard Tapie. Il est pour d’autres le symbole au contraire de la sacralisation de l’argent et de l’arrivisme.

Son succès dans les affaires n’est en tout cas contesté par personne à l’aube des années 90 : parmi la quarantaine de sociétés reprises depuis 1977, aucune ne retourne en dépôt de bilan : elles sont toutes soit revendues soit conservées, parmi lesquelles quelques noms connus comme les piles Wonder, les fixations Look, les balances Terraillon, ou les magasins alimentaires biologiques La Vie Claire. Bernard Tapie s’est ainsi bâti en dix ans une fortune qui fait de lui, à la fin des années 80, l’une des vingt premières fortunes de France.

Il décide alors de reprendre une société qui représente la synthèse de sa passion pour les affaires et pour le sport : l’équipementier sportif Adidas, alors quatrième marque la plus connue au monde, qu’il qualifie d’ »affaire de sa vie ».

La carrière politique de Bernard Tapie démarre par une rencontre avec François Mitterrand fin 1987, à l’initiative de leur ami commun Jacques Séguéla. Le président de la République souhaite se représenter en 1988 sur le thème de l’ouverture et cherche des personnalités non politiques pour rejoindre son projet. Bernard Tapie accepte et se présente sous l’étiquette Majorité Présidentielle aux élections législatives de Marseille en 1988. Mais le Parti socialiste (PS), dont les lieutenants voient d’un mauvais oeil l’entrée de Bernard Tapie en politique, lui réservent la 6e circonscription, historiquement à droite et réputée « imprenable ». A la surprise générale, Bernard Tapie remporte l’élection. François Mitterrand dira même que cette victoire est ce qui l’a le plus « épaté » au cours de ces législatives.

Mais son premier fait d’arme d’envergure nationale est le fameux débat face à Jean-Marie Le Pen, en septembre 1989, sur le thème de l’immigration, en direct sur TF1. L’émission devait accueillir les principaux leaders des formations politiques de l’époque (PS, PC, RPR, UDF), mais apprenant que Jean-Marie Le Pen est présent, tous se désistent. La chaîne se trouve sans contradicteur pour affronter Jean-Marie Le Pen en débat. Apprenant la situation, Bernard Tapie se propose, à la grande joie de la chaîne qui devine un gros succès d’audience.

Ce débat, ainsi que son origine modeste et son amour pour le football, sport phare des classes populaires, vaudra à Bernard Tapie une popularité jamais démentie parmi les immigrés.

Bernard Tapie poursuit ses ambitions politiques en se portant tête de liste de la gauche avec un mouvement qu’il créé, Énergie Sud lors des élections régionales de 1992 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et en tant que tête de liste dans les Bouches-du-Rhône. Il mène une campagne particulièrement dure à l’encontre du FN et de son président, Jean-Marie Le Pen, dont les scores dans le sud sont très élevés. Il ira même jusqu’à s’inviter et intervenir dans un meeting du FN.

Mais la gauche dans son ensemble subit une cuisante défaite sur quasiment tout le territoire français, et c’est finalement Jean-Claude Gaudin qui est réélu président de région avec une majorité relative. Néanmoins, le score de la liste Energie Sud de Bernard Tapie ressort, comme pour son élection législative de 1988, étonnamment haut. Aussi, lorsque François Mitterrand décide en avril 1992 de remplacer son Premier ministre, Édith Cresson, dont la cote de popularité est en perdition ; par Pierre Bérégovoy, ce dernier soumet au président la candidature de Bernard Tapie au sein du gouvernement. Le président y est favorable mais à une condition : que Bernard Tapie se retire totalement des affaires, François Mitterrand considérant incompatibles la position de ministre et celle d’homme d’affaires de haut niveau, Bernard Tapie accepte de se séparer de ses affaires, mais demande en contrepartie que soit créé un ministère sur mesure : le ministère de la Ville, chargé de s’occuper des problèmes des quartiers difficiles. Pour Bernard Tapie, la boucle est bouclée : l’enfant de La Courneuve va maintenant être en charge des banlieues difficiles dont il est issu. A noter que sur ce dernier gouvernement de la gauche mitterrandiste, seuls deux hommes sont issus des quartiers populaires et n’ont pas fait de grande école : Bernard Tapie, et son Premier ministre Pierre Bérégovoy. Lors de son premier Conseil des ministres, il se distingue d’une façon qui lui vaudra une franche inimitié d’une partie des autres ministres, mais qui marque le début d’une relation privilégiée avec François Mitterrand, ce dernier retenant régulièrement le ministre en privé après le Conseil. Mais son passage au ministère sera éclair : il est attaqué par Georges Tranchant, député RPR et propriétaire des casinos éponymes pour abus de biens sociaux dans la société Toshiba France dans laquelle il était associé de Bernard Tapie. Considérant incompatible d’être ministre et mis en examen, Bernard Tapie démissionne de son poste. Il obtient un non-lieu en décembre 1992 et réintègre le gouvernement en janvier 1993. Il aura peu de temps pour développer dans toutes les banlieues les idées qu’il a expérimentées dans la ville de Montfermeil, qui lui sert alors de « laboratoire » : aux élections législatives de juin 1993, la gauche est balayée. Le gouvernement d’Édouard Balladur remplace celui de Pierre Bérégovoy. Mais plus que la perte de sa place de ministre, juin 1993 marque le tournant de la vie de Bernard Tapie. Sa chute va être à la mesure de son ascension : fulgurante.

En mai 1993, Bernard Tapie a 50 ans, et un parcours exceptionnel : il est encore propriétaire d’Adidas et d’une dizaine d’autres sociétés (toutes mises en vente suite à son entrée au gouvernement) : son club de football, l’Olympique de Marseille, vient de remporter la seule Ligue des Champions jamais remportée par un club français ; et il est ministre d’État. En quelques mois, il va pourtant tout perdre.

En juin 1993, alors que Bernard Tapie vient de perdre son poste de ministre en conséquence de la défaite de la gauche, démarre l’affaire VA-OM. Le 22 mai, le club nordiste de Valenciennes, qui reçoit l’Olympique de Marseille en championnat quatre jours avant la finale de Ligue des Champions que l’OM doit disputer face au Milan AC ; révèle l’existence d’une tentative de corruption.  L’affaire va alors s’emballer : elle devient à compter d’août 1993 le centre d’attention des médias et mobilise des ressources policières impressionnantes.

Comme toujours avec Bernard Tapie, cette affaire divise profondément l’opinion. Les uns y voient la révélation suprême de l’arrivisme et de l’amoralité de Bernard Tapie ; les autres voient dans les proportions prises par cette affaire, qui concerne un match de football, la révélation d’une chasse à l’homme avant tout politique.

Ruiné, sévèrement tancé par les médias, les malheurs de Bernard Tapie ne s’arrêtent pas là. Car l’affaire VA-OM suit son cours, en même temps que de nombreuses autres affaires ouvertes contre lui entre 1994 et 1996.

L’affaire VA-OM se solde en 1996 sur une condamnation définitive de Bernard Tapie aux titres de la corruption et de la subornation de témoin, sans preuve matérielle mais sur intime conviction des juges. Il est le seul prévenu de l’affaire à recevoir une peine de prison ferme (un an). Il va bien purger sa peine de prison, pendant 10 mois, ne bénéficiant d’aucune des remises de peine classiquement accordées sur des premières peines inférieures à un an. Il est d’abord placé à la prison de la Santé, où son entrée en prison, au sein d’un fourgon blindé, est diffusée en direct au journal télévisé. Interrogé par les médias, le directeur de l’administration pénitentiaire déclare qu’il sera placé dans les quartiers de haute sécurité et au régime de l’isolement pour « assurer sa sécurité ». Ce régime est en effet réservé à assurer la sécurité des prisonniers les plus à risques, c’est-à-dire risquant de se faire molester par les autres prisonniers, c’est à dire généralement les terroristes et les violeurs d’enfants. C’est le régime le plus dur de la prison française : cellules les plus petites, promenades limitées, aucun contact avec les autres prisonniers. Bernard Tapie a cependant le droit de recevoir des visites, parmi lesquelles celles de Bernard Kouchner, qui était ministre à ses côtés dans le gouvernement Bérégovoy. Bernard Kouchner rapportera qu’il découvre « un Bernard Tapie très affaibli, et pour la première fois, fragile ».

Les amis de Bernard Tapie ne sont pas les seuls à faire ce constat : sa famille s’alarme de sa situation morale et son épouse, Dominique, qui craint l’acte irréparable, prend alors des initiatives. Elle cherche à alerter les médias au sein desquels Bernard Tapie dispose de contacts de la situation anormale de son régime pénitentiaire. Mais aucun média n’en fera écho. En désespoir de cause, elle mobilise toutes les influences disponibles et obtient un entretien téléphonique avec le ministre de l’Intérieur, l’informe qu’elle enregistre la conversation est qu’elle le tiendra personnellement responsable si quelque chose arrive à son mari, exigeant le retour au régime normal ou le transfert dans une autre prison. Elle finira par l’obtenir, Bernard Tapie purgeant le solde de six mois de sa peine à la prison de Luynes, près de Marseille, où sa popularité intacte lui permettra de bénéficier d’un régime plus clément.

Dès 1995, Bernard Tapie est dans l’obligation de se reconvertir : il est en faillite personnelle et donc dans l’interdiction de faire des affaires, il est inéligible en politique, et interdit de fonction dans le football. Le début de sa reconversion se produit dans le cinéma : Il tient en 1996 le rôle principal aux côtés de Fabrice Luchini « Homme-Femme mode d’emploi », un film de Claude Lelouch.

Bernard Tapie se remet ensuite à l’écriture. Après le livre Gagner écrit en 1986, sort Librement en 1998, dont il a entamé l’écriture en prison ; puis un roman se déroulant dans le milieu du football, Les yeux trop grands, en 2000.

Il enregistre également un single en 1998, C’est beau la vie, avec le rappeur Doc Gynéco. Puis en septembre 1999, il anime une émission de radio sur RMC, Allo Bernard, où il discute avec des auditeurs de problèmes de sociétés ou de leurs problèmes personnels.

Commence ensuite sa carrière d’acteur au théâtre : d’abord avec l’adaptation du film Vol au-dessus d’un nid de coucou en 2000, où il reprend le rôle de Jack Nicholson. A Paris comme en Province, la pièce est un gros succès d’audience, et la critique salue la performance de l’acteur. Puis en 2004 avec Un beau salaud, une comédie plus légère. Enfin en 2008 avec Oscar, pièce rendue célèbre par l’interprétation de Louis de Funès dans les années 70, dont il réécrit une partie des textes, et auquel participe sa fille, Sophie.

En parallèle, il poursuit également une carrière d’acteur/animateur à la télévision, où ses scores d’audience demeurent toujours appréciés des chaînes de télévision : En 2002, il anime l’émission À tort ou à raison sur TF1. En 2005 et 2006, il fait partie des invités permanents de l’émission On refait le match, présentée par Eugène Saccomano et diffusée sur RTL en radio et sur LCI à la télévision. En 2006, il anime l’émission Rien à cacher sur RTL9.

Enfin de 2001 à 2008, il est le rôle principal de téléfilms policiers sur TF1 : Cazas en 2001, puis douze téléfilms Commissaire Valence diffusés de 2003 à 2008, qui font de gros scores d’audience. Il travaille actuellement sur une nouvelle pièce de théâtre, 7 ans de réflexion, qui devrait démarrer en janvier 2011 à Paris." (http://astralconsult.wordpress.com/2011/01/02/bernard-tapie/

Par Erwan - Publié dans : webitude
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 15:02

Les solos de batterie de Philip David Charles COLLINS, c'est fini !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Phil_Collins


http://www.leparisien.fr/musique/phil-collins-le-batteur-chanteur-ne-peut-plus-se-servir-de-ses-doigts-19-10-2009-680599.php

Phil Collins, le batteur-chanteur ne peut plus se servir de ses doigts

Phil Collins, le leader du groupe Genesis, a perdu l'usage de ses mains. Un handicap très gênant pour ce batteur de formation. C'est une luxation des vertèbres dûe à une mauvaise posture derrière son instrument pendant la tournée du groupe en 2007 qui serait à l'origine des ennuis physiques du chanteur-batteur. En avril dernier, l'ex-compère de Peter Gabriel a subi une opération qui aurait pu tout régler.

Si le problème au cou a été résolu, l'artiste anglais est sorti du bloc avec une perte de sensibilité dans les doigts.

«Je ne peux plus jouer de la batterie», a déploré, lundi, Phil Collins dans les colonnes du journal allemand Hamburger Abendblatt. Avec un zeste d'humour, le chanteur estime toutefois que la seule façon pour lui de continuer à jouer serait de «coller les baguettes à ses doigts»...

Mais rien ne l'empêche de chanter. Depuis février, Phil Collins prépare un CD qui sera dans les bac en 2010. Pas de nouvelles compositions mais des reprises de tubes du label américain Motown : des chansons de Stevie Wonder, de Diana Ross ou encore des Jackson Five, avec pour ambition d'être au plus proche du timbre original. «Cela me procure un plaisir incroyable», explique-t-il.

Le fondateur de Genesis bientôt grand-père

Toutefois, confie-t-il au quotidien du soir de , «ma carrière n'est plus si importante à mes yeux». Il n'envisage plus de tournée par exemple. Sa famille tient désormais une place prépondérante. «Actuellement, c'est les vacances scolaires en , où nous vivons, et je m'occupe de mes deux plus jeunes fils : Nicholas, âgé de 8 ans et Mathew, 4 ans. Je veux les voir grandir. Je les conduis au tennis, au football et j'aime ça».

Très en verve sur sa vie privée, il poursuit : «Il va y avoir un très grand événement dans les deux semaines à venir. Ma fille Joely est enceinte, elle va accoucher à (Canada). Je vais devenir pour la première fois grand-père.»

 


Quel dommage !

Phil Collins - Can't Stop Loving You (Live)

 



Phil Collins - Take Me Home (Live)




                         Phil Collins One More Night

Par Jipé - Publié dans : webitude
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 11:23
Jimi HENDRIX fut l'un des très grands talents des années 60. S'il y a bien un musicien qui fut fils de la diversité et qui réussit un temps (trop bref à mon goût) à transcender la misère et l'alcoolisme de ses parents en une résilience musicale créatrice et très novatrice, c'est bien lui !


Jimi hendrix | Hey Joe
par 123Rock

LA LÉGENDE DE JIMI HENDRIX



Jimi est un mélange de black, blanc et Cherokee (Creek) comme Charlie PARKER. Ceci signifie (comme le signale Viviane dans son texte ) que les talents réels se retrouvent dans toutes les cultures, mais qu'il ne faut pas essayer de nous en imposer une ou plusieurs au prétexte qu'il serait judicieux de pratiquer la discrimination positive. C'est un concept inacceptable !

"Il est en tous lieux des artistes de génie. Pianistes noirs tels Oscar Peterson ou Ahmad Jamal, métisses tels Keith Jarret, turcs tels Fazil Say, français tels Jacques  Loussier ou espagnoles telles Alicia de Larrocha,  cantatrices françaises telles Véronique Gens, Egyptiennes telle Oum Kalsoum, Africaines telles Myriam Makeba. Des poètes de toutes nuances tels Gabriel Okoundji qui publie ses poèmes en français, en Congolais et en Occitan. Le talent n'a pas de couleur, le talent est le talent.
Le commun dénominateur de ces créateurs ou artistes est leur humanité sans cesse en travail."

Jimi HENDRIX fut de ces musiciens créatifs et talentueux, dans une résilience parfois époustouflante. Alors, pourquoi préférer la médiocrité au talent ?
Par Jipé - Publié dans : webitude
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 12:41

Traduction en français "La mélodie du bonheur"

J'étais encore très jeune lorsque je suis allé voir ce film pour la première fois. Il faut bien dire que je suis très amateur de comédies musicales... Mais celle-ci m'avait beaucoup ému, parce que j'aime la musique, les hautes montagnes, les enfants et j'aspire à ce bonheur simple de chanter et de danser dans la nature au milieu des coquelicots et des eidelweiss.




Alors, quand - grâce à mon amie Aaricia - j'ai vu et écouté ce qui s'est produit dans le hall de la gare d'Anvers ...




La mélodie du bonheur - Trailer 1
envoyé par enricogay. - Les dernières bandes annonces en ligne.


j'ai retrouvé cette émotion ancienne car en plus le lieu choisi était fantastique. Les voyageurs qui passaient par ce hall ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. La danse et la comédie musicale sont des arts populaires.
Reste à essayer de comprendre quelles sont les composantes exactes de cette émotion brute...
Par Jipé - Publié dans : webitude
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 16:52
Les prescriptions alimentaires de l'islam

Il faut bien reconnaître que beaucoup d'interdits alimentaires de la religion musulmane proviennent plus ou moins de ceux de la religion juive. Mais, comme certains éléments sont décrétés haram directement dans des versets du Coran et d'autres par le biais de hadiths avec des différences parfois selon les écoles juridiques et le Fiqh, il est parfois difficile de s'y retrouver sans risque de se perdre...
C'est le cas pour les animaux aquatiques et singulièrement pour la grenouille et l'anguille, les poissons à écailles et donc à nageoires étant en principe halal.


Propos sur la grenouille :

Après avoir passé la nuit avec les grenouilles, le lendemain... il coassait.


Selon les prescriptions alimentaires de l'islam, certains aliments sont autorisés pour les musulmans (hallal ou licites) et d'autres sont interdits (haram ou illicites).

Dans le cas de la grenouille, on pourrait penser que, comme les poissons qui n'ont pas d'écailles ou de nageoires comme l'anguille dont le sang contient une substance venimeuse pour le coeur, ce batracien anoure qu'est la grenouille serait soumis au même interdit. Ce n'est pas exactement le cas. C'est pour de toutes autres raisons qu'il ne faut pas manger les grenouilles...




Il n’est pas permis de la consommer car le Prophète  Muhammad a interdit de la tuer, propos rapportés dans le hadith d’Abd Rahman ibn Outhmane qui dit que "le Messager d’Allah  a interdit de tuer la grenouille". (hadith mentionné par l’imam Ahmad et par Ibn Madja et cité dans Sahih al-Djami, 6970.) La règle est que tout ce qu’il est interdit de tuer est aussi interdit à la consommation.

Il est interdit de consommer les grenouilles, car elles font partie des animaux répugnants et mauvais disent certains...



Petite compilation générale concernant les consignes alimentaires

Extraits...

<<  Concernant la consommation des batraciens (comme la grenouille):

Leur consommation est interdite d'après les écoles hanafite, châféite et hambalite. Ils présentent comme principal argument le fait que le Prophète Muhammad a interdit que l'on tue les grenouilles (Hadith rapporté par Abou Dâoûd, Nasaï et Ahmad) et selon une partie des savants, l'interdiction de tuer un animal constitue une preuve que celui-ci est illicite. (Cette argumentation a cependant été critiquée par Allâmah Ach Chawkâni r.a. dans son "Nayl oul Awtâr".)

Selon les savants de l'école mâlékite, il est licite de consommer ce genre d'animal, suivant le principe de la permission originelle ("Ibâhah Asliyah"), car il n'y aucune référence qui l'interdit de façon explicite.

L'avis des malikites sur cette question est simple. Ils considèrent la grenouille comme un animal d'eau entrant dans la même catégorie juridique que le poisson. Ils se basent sur le verset 96 de la sourate al-mâ'ida " 'uhilla lakum saydu al bahri wa ta'âmuhu .... "

Pour eux donc la grenouille n'a pas besoin d'être immolée ou tuée pour être comestible pour le musulman.

Ibn Qudâma considère la grenouille comme faisant partie de la catégorie d'animaux qu'il faut mettre à mort avant de manger. Ibn Qudâma parle de " luhu nafs sâ'ila " pour expliquer que cette catégorie d'animaux doit subir une mise à mort avant consommation sauf que dans le cas de la grenouille,un hadîth vient en interdire la mise à mort.

Propos généraux sur les animaux aquatiques :

Les légistes sunnites ont divergé sur les animaux aquatiques licites et ceux illicites. On peut résumer leur position comme suit:

- Tous les juristes sont d'accord sur le fait que le poisson mort pour une raison apparente (en se battant, à cause d'une forte vague, a reçu un coup de bâton, ou a été jeté par l'eau sur la plage) est licite.

- Si le poisson est mort sans raison apparente, la majorité le considère comme licite sauf les hanafites qui le considèrent comme illicite.

- Si l'animal aquatique n'est pas un poisson ou ne ressemble pas à un poisson, les hanafites le considèrent comme illicite et les autres comme licite sauf si exclu expressément (comme la grenouille), ou exclu à cause de sa nature venimeuse (comme l'anguille), de son agressivité et de ses crocs (comme le crocodile), ou de son immondice (comme la tortue de mer). Et si un animal vit en partie dans l'eau et une partie sur terre, il doit être égorgé pour devenir licite.

-    Certains légistes estiment qu'un animal aquatique ressemblant à un animal terrestre interdit est aussi interdit de le manger. C'est le cas du dauphin (appelé porc de mer), le requin (appelé chien de mer), l'anguille (appelé serpent de mer). Certains estiment que le dauphin est interdit pour les gens qui le nomment porc de mer, et permis pour ceux qui le nomment par un autre nom.

Signalons ici que les auteurs musulmans classiques rangent les aliments  en différentes catégories:

    - halal (licite: aliment qu'on peut consommer).
    - haram (illicite: interdit de le consommer).
    - mubah (permis: sa consommation laissée au choix de la personne).
    - makruh (réprouvable, répugnant: bien que non interdit, il est préférable de ne pas en consommer).

Les bêtes terrestres

Les musulmans ne connaissent pas la distinction juive entre animaux mammifères ruminants à sabots fourchus, considérés comme purs, et les autres animaux mammifères jugés impurs. De ce fait, les interdits sont moins structurés. Nous commençons par les bêtes terrestres.

Le porc

Il est interdit expressément par le Coran dans différents versets qui constituent la base des interdits alimentaires chez les musulmans, versets que nous citons ici intégralement une fois pour toutes:

    2: 173: Allah a seulement déclaré illicite pour vous la chair d'une bête morte, le sang, la chair de porc et ce qui a été consacré à un autre qu'Allah. Mais quiconque est contraint à en manger sans intention d'être rebelle ou transgresseur, nul péché ne sera sur lui.

    5:  3: Illicites ont été déclarés pour vous la chair de la bête morte, le sang, la chair du porc et de ce qui a été consacré à un autre qu'Allah, la chair de la bête étouffée, de la bête tombée sous des coups, de la bête morte d'une chute ou d'un coup de corne, la chair de ce que les fauves ont dévoré - sauf si vous l'avez purifiée -, la chair de ce qui est égorgé devant les pierres dressées.

    6: 145: Dans ce qui m'est révélé, je ne trouve rien d'illicite pour qui se nourrit d'une nourriture, à moins que cette nourriture soit une bête morte, ou un sang répandu, ou de la viande de porc, car c'est une souillure, ou ce qui a été consacré à un autre qu'à Allah. Mais quiconque est contraint à en manger sans intention d'être rebelle ou transgresseur, ton Seigneur est seul absoluteur envers lui et miséricordieux.

    16: 115: Allah a seulement déclaré illicite pour vous la chair d'une bête morte, le sang, la chair du porc et ce qui a été consacré à un autre qu'Allah. Mais quiconque est contraint à en manger sans intention d'être rebelle ou transgresseur, Allah sera absoluteur envers lui et miséricordieux.


Les légistes estiment généralement que tout ce qui fait partie du porc est interdit: sa viande, sa graisse, ses os, sa peau, et ses poils. Pour eux, le porc est en soi une souillure selon le verset 6:145. Mais Ibn-Hazm dit que le Coran n'interdit que la viande du porc; le reste doit donc être permis (41). Les malikites considèrent les poils du porc comme purs, à condition de ne pas être arrachés, mais il faut les laver. Les hanbalites permettent d'en faire un tamis à condition qu'elle soit utilisée pour tamiser des produits secs (42).

Les bêtes de troupeau

Sont considérés comme licites les bêtes qui entrent dans la catégorie d' an'am, bêtes de troupeaux, à savoir les ovins, les bovins et les chameaux. Le Coran dit:

    6: 143: Il a mis pour vous, en vos troupeaux, portage et vêture. Mangez de ce qu'Allah vous a attribué!

    36: 71-73: Eh quoi! N'ont-ils pas vu que Nous avons créé pour eux, parmi ce que Nos mains façonnèrent, des troupeaux dont ils sont les possesseurs? Nous leur avons soumis ces animaux dont ils font leurs montures et d'où ils tirent leur nourriture. Pour eux sont là utilités et breuvages. Eh quoi! Ne seront-ils pas reconnaissants?

    16:5: Les chameaux ont, par Lui, été créés pour vous. Pour vous s'y trouvent vêture et utilités et nourriture dont vous mangez.


Les équins

Les équins comprennent le cheval, le mulet et l'âne. Le Coran dit de ces trois animaux:

    16: 8: Il a créé le cheval, le mulet, l'âne pour que vous les montiez et comme apparat.

Or ce verset, contrairement au verset sur les bêtes de troupeaux, ne dit pas que ces trois animaux servent pour s'en nourrir. D'autre part, on cite des récits de Mahomet selon lesquels il aurait interdit d'en manger. C'est la position de certains juristes, dont Abu-Hanifah. Mais l'opinion dominante considère la viande du cheval et de l'âne sauvage comme licite du fait que Mahomet et ses compagnons en auraient mangé (43). Par contre, l'âne domestique et le mulet sont interdits sauf pour les malikites qui les considèrent soit comme licites, soit comme réprouvables (44).

Les animaux prédateurs à canines

Selon l'opinion dominante, la viande de tout animal ayant des canines dont il se sert pour attaquer d'autres animaux comme le lion, le tigre ou le loup est illicite. On cite ici des récits de Mahomet qui interdisent d'en manger. Certains malikites cependant le permettent du fait que le Coran n'en fait pas mention parmi les aliments interdits. Malik est cependant d'avis qu'il est réprouvable d'en manger (45).

Les légistes sont partagés concernant la viande de certains animaux qui ont des canines, comme l'hyène(46), le renard, l'ours (47), le chat domestique et sauvage (48), l'éléphant(49) et le singe (50). Des juristes disent qu'il est permis d'en manger, d'autres y sont opposés, et d'autres enfin permettent avec répugnance.

Les rongeurs

Les légistes font des distinctions selon les animaux. Ainsi le rat est interdit alors que le hérisson et le porc-épic sont permis selon l'opinion dominante (51). Le lapin, animal interdit chez les juifs, est licite chez la majorité des légistes musulmans. Ils se basent sur des récits selon lesquels Mahomet aurait accepté et mangé de la viande de lapin (52). Certains compagnons, invoquant des récits de Mahomet, ont considéré qu'il est réprouvable de manger du lapin. Mahomet aurait dit que le lapin a des règles et de ce fait il ne le mange pas mais il ne l'interdit pas non plus (53).

Les insectes et les vers

Les légistes permettent de manger les sauterelles ainsi que les vers dans les fruits(54).

Les oiseaux

Les oiseaux sont en principe licites. L'opinion dominante interdit cependant de manger les oiseaux rapaces ayant des griffes, mais certains permettent de les manger du fait qu'ils ne figurent pas dans les aliments interdits mentionnés par le Coran. L'opinion dominante interdit aussi de manger la chauve-souris, mammifère volant, mais certains juristes permettent de la manger avec répugnance (55).

Les animaux aquatiques

Le Coran permet de manger des animaux qui vivent dans l'eau:

    5: 96: Licites ont été déclarés pour vous le gibier de la mer et la nourriture qui s'y trouve: jouissance pour vous et pour les voyageurs.

    16: 14: C'est Lui qui a assujetti la mer pour que vous mangiez une chair fraîche issue d'elle.

    35: 12: Les deux mers ne sont point identiques. L'eau de celle-ci est potable, douce, agréable à boire, alors que l'eau de celle-là est saumâtre, non potable. De chacune vous pêchez une chair fraîche que vous mangez.

L'opinion dominante chez les chiites suit la classification biblique, ne permettant que les animaux qui ont des écailles (56). Les chiites ne parlent pas de nageoires comme la Bible probablement du fait que tout poisson qui a des écailles a des nageoires.

Les légistes sunnites ont divergé sur les animaux aquatiques licites et ceux illicites. On peut résumer leur position comme suit:

- Tous les juristes sont d'accord sur le fait que le poisson mort pour une raison apparente (en se battant, à cause d'une forte vague, a reçu un coup de bâton, ou a été jeté par l'eau sur la plage) est licite.

- Si le poisson est mort sans raison apparente, la majorité le considère comme licite sauf les hanafites qui le considèrent comme illicite.

- Si l'animal aquatique n'est pas un poisson ou ne ressemble pas à un poisson, les hanafites le considèrent comme illicite et les autres comme licite sauf si exclu expressément (comme la grenouille), ou exclu à cause de sa nature venimeuse (comme l'anguille), de son agressivité (comme le crocodile), ou de son immondice (comme la tortue de mer). Et si un animal vit en partie dans l'eau et une partie sur terre, il doit être égorgé pour qu'il devienne licite.

- Certains légistes estiment qu'un animal aquatique ressemblant à un animal terrestre interdit est aussi interdit de le manger. C'est le cas du dauphin (appelé porc de mer), le requin (appelé chien de mer), l'anguille (appelé eserpent de mer). Certains estiment que le dauphin est interdit pour les gens qui le nomment porc de mer, et permis pour ceux qui le nomment par un autre nom (57).

Les animaux se nourrissant de détritus

Si un animal licite se nourrit de détritus, l'opinion dominante dit qu'on ne peut le manger qu'après une période de quarantaine dans laquelle on le nourrit d'aliments propres pour que sa viande ne soit plus contaminée par ce qu'il mange. Cette période varie entre trois et quarante jours(58).

Les gibiers dans le pèlerinage

Bien que la chasse soit permise, le Coran interdit de chasser du gibier pendant la période de pèlerinage.

    5: 2: Une fois désacralisés, vous êtes libres de chasser.... Quand vous êtes désacralisés, livrez-vous à la chasse!

    5: 95: O vous qui croyez! Ne tuez pas de gibier alors que vous êtes sacralisés! Quiconque parmi vous en tuera intentionnellement devra ou bien une compensation égale à la bête de troupeau qu'il tue en offrande consacrée à la Kaaba - deux hommes intègres parmi vous en jugeront -, ou bien son rachat sera la nourriture d'un pauvre, ou bien, à défaut, un jeûne équivalent à cela. Tout cela est fait pour que le pécheur goûte le châtiment de son geste.

    5: 96: Illicite a été déclaré pour vous le gibier de la terre ferme, aussi longtemps que vous êtes sacralisés. Soyez pieux envers Allah vers qui vous serez rassemblés!


Cette interdiction s'applique aussi aux oeufs du gibier.

Les animaux à tuer ou interdit de tuer

Mahomet a ordonné de tuer certains animaux comme le serpent, le corbeau, le rat, le chien qui agresse et le dab (sorte de lézard), et il a interdit de tuer certains autres comme la grenouille, la fourmi, l'abeille, la huppe, le surad (sorte d'oiseau), la perdrix et la chauve-souris. Ces deux catégories ne peuvent pas être mangées. Mais certains juristes disent que ce qui peut être tué devrait être comestible.

Les animaux morts et l'abattage

Le Coran interdit de manger la chair d'une bête morte dans les versets 2:173; 6:145; 16:115 et 5:3 susmentionnés. Ce dernier y ajoute "la chair de la bête étouffée, de la bête tombée sous des coups, de la bête morte d'une chute ou d'un coup de corne, la chair de ce que les fauves ont dévoré - sauf si vous l'avez purifiée".

Un animal mort est celui qui est décédé sans cause humaine, ou par un moyen jugé illicite comme par exemple en le battant jusqu'à la mort. Le gibier mort par la chasse est licite même s'il n'a pas été égorgé, sauf s'il y a eu possibilité de l'égorger mais ne l'a pas été.

S'il est nécessaire d'immoler l'animal avant de le manger, une exception est faite pour les animaux aquatiques en vertu d'un récit de Mahomet qui dit: "Dieu a immolé ce qui est dans la mer pour les fils d'Adam". Des légistes cependant exigent que des animaux aquatiques qui vivent aussi hors de l'eau et qui ont du sang comme le crocodile soient égorgés. Il en est autrement du crabe qui n'a pas de sang. Les légistes considèrent que le sang du poisson n'est pas véritablement du sang puisqu'il devient blanc une fois séché, alors que le sang des autres bêtes devient noir. La même exception est faite pour les sauterelles qu'on peut manger si on les trouve mortes (59).

L'abattage (dhakat) de l'animal est réglementé en droit musulman:

-- Il faut prononcer le nom de Dieu sur l'animal vivant qu'on veut abattre pour le manger. Le Coran dit:

    6: 121: Ne mangez point de ce sur quoi n'a pas été proféré le nom d'Allah! En vérité, c'est là perversité.

Cette règle s'applique aussi au gibier:
                                                                                                                                        
Si on ne prononce pas le nom de Dieu par oubli, la viande est licite, mais si c'est volontairement, la viande est illicite. Certains légistes cependant considèrent la viande illicite dans les deux cas.

Le nom de Dieu est prononcé lorsqu'on passe le couteau sur le cou de la bête, et pour les gibiers chassés par des chiens, lorsqu'on envoie les chiens derrière la bête.

La raison pour laquelle on prononce le nom de Dieu sur la bête est de rendre sa viande meilleure et de chasser le diable de la bête et de celui qui l'abat(60).

-- Le boucher doit être soit musulman, soit quelqu'un des gens du livre (chrétien, juif, samaritain ou sabéen). Il doit être majeur et capable de discernement, quel que soit son sexe. L'abattage effectué par un enfant ou un fou n'est pas valable. L'opinion dominante chez les chiites cependant n'accepte pas l'abattage par quelqu'un des gens du livre (61).

-- L'abattage peut être en égorgeant l'animal (dhabh) dont le cou est court comme c'est le cas avec la vache, le mouton et l'oiseau, en portant le couteau à la clavicule au bas du cou de l'animal (nahr) lorsque ce dernier a un long cou comme le chameau, ou en blessant l'animal (aqara) qu'on ne peut pas saisir comme c'est le cas du gibier ou d'un buf agité. Égorger un animal consiste à couper la trachée-artère (tube respiratoire), l'osophage (tube digestif) et les deux veines jugulaires intérieures et extérieures (conduites du sang).

-- L'outil pour abattre l'animal peut être un couteau, une épée ou une lame pour les animaux qu'on égorge. Pour les gibiers et les animaux insaisissables, il peut être un outil blessant comme une lance ou un projectile. Dans les deux cas l'outil doit faire couler le sang. Si par contre on étrangle un animal, ou on le tue par un choc ou en le battant, sa viande est illicite. Si un animal est tué par un coup de fusil et que le projectile transperce l'animal, sa viande est licite. Un tel animal n'a pas besoin d'être égorgé. Mais s'il meurt à cause du choc d'un caillou, d'un projectif ou du son de ce dernier, sa viande est illicite à moins qu'on ne puisse atteindre l'animal encore en vie pour l'égorger. Pour que l'abattage de l'animal soit légal, il faut donc qu'il intervienne sur un animal vivant et non pas mort (62).

-- L'abattage de l'animal se fait préférablement avec le visage du boucher et de l'animal tournés vers la Mecque (63). Le but est de faire le contraire de ce que font les polythéistes qui abattent leurs animaux en se tournant vers leurs idoles (64).

Le sang

Le Coran interdit de manger du sang dans les versets 2:173; 5:3; 16:115 et 6:145 susmentionnés. Le dernier verset précise "sang répandu". Ceci signifie que le sang coulant d'un animal vivant ou mort est interdit, sauf le sang qui reste dans la viande d'un animal égorgé parce qu'on ne peut pas éviter ce sang. Les musulmans n'exigent donc pas de rincer et de saler la viande ou de la griller pour la vider du sang comme font les juifs. Un récit de Mahomet excepte de l'interdiction du sang le poisson, la sauterelle (dont nous avons parlé plus haut), le foie et la rate. Ces deux organes sont considérés comme imbibés de sang et devaient donc être interdits, mais Mahomet a permis de les manger (65). L'animal doit cependant être vidé de son sang autant que possible. Un auteur égyptien estime que certains abattoirs occidentaux ne vident pas l'animal de son sang pour augmenter son poids et gagner plus (66).

Les parties des animaux autres que leur viande

Les os et la peau des animaux sont purs si l'animal est pur et a été abattu selon les règles religieuses. Ceux des animaux impurs ou qui n'ont pas été mis à mort selon les règles religieuses sont considérés comme impurs.

Toutefois, les légistes estiment que si la peau d'un animal pur mais mort d'une façon non conforme est tannée, cette peau devient pure. Mahomet aurait dit à cet égard que ce qui est interdit est de manger de ces animaux morts, mais non pas d'utiliser leur peau. Quant à la peau des animaux impurs, les légistes sont partagés. Ainsi les hanafites permettent l'usage de la peau tannée du lion, du loup ou du chien. Mais on excepte la peau du rat et du porc. Nous avons parlé plus haut du poil du porc dont l'utilisation est permise par certains légistes.

Il est par contre interdit de manger de la graisse prise à un animal vivant pur (comme celle prise de la bosse d'un chameau ou de la queue grasse de certaines espèces de moutons). Une telle partie est considérée comme provenant d'un animal mort (67).

Les oeufs des animaux licites sont licites. Ainsi on ne mangera pas des oeufs de tortue ou d'aigle ni on ne boira du lait d'ânesse. De même on ne consommera pas de lait ou des oeufs d'un animal nourri avec du détritus avant qu'il n'ait observé une quarantaine. Si on trouve des oeufs dont ne connaît pas l'animal, les légistes estiment qu'on peut manger les oeufs dont les deux bouts sont différents (conception qu'on trouve dans le Talmud) ou les oeufs des poissons dont la coque est rugueuse(68).

Sont aussi interdites des parties de l'animal comme les organes génitaux, les glandes, la vésicule (partie dans laquelle s'accumule l'urine), la cholécystite, l'urine et les selles. Mais l'urine du chameau est permise comme médicament.

Les fruits de la terre

Tous les fruits de la terre et des arbres sont licites. Le Coran dit:

    16: 69: Mangez en outre de tous les fruits et, dociles, empruntez les chemins de votre Seigneur! Du ventre des Abeilles sort une liqueur de différents aspects où se trouve une guérison pour les Hommes.

    36: 33: Un signe pour les Humains est la terre morte que Nous avons fait revivre, dont Nous avons fait sortir du grain dont ils mangent.

    36: 34-35: Nous y avons placé des jardins avec des palmiers et des vignes et y avons fait jaillir des sources, tout cela afin qu'ils mangent des fruits du Seigneur et de ce qu'ont fait leurs mains.


Ils sont par contre interdits les produits qui portent préjudice à la santé:

    2: 195: Ne vous exposez point à votre perte, de vos mains!

    7: 157: Il déclare licites pour eux les excellentes [nourritures], et illicites les immondes.


Ainsi il est interdit de manger un fruit venimeux. Il en est de même de la drogue et du tabac comme on le verra dans le point suivant.

Les boissons, la drogue et le tabac

Sont licites les boissons ainsi que le lait des animaux qui sont considérés comme purs. Par contre, le lait des animaux impurs n'est pas licite, comme par exemple le lait des ânesses. Fait exception le vin et les boissons alcoolisés qui en découlent. L'interdiction du vin est passée par trois étapes.

    2: 219: Les Croyants t'interrogent sur les boissons fermentées et le jeu de hasard. Réponds-leur: "Dans les deux, sont pour les Hommes un grand péché et des utilités, [mais] le péché qui est en eux est plus grand que leur utilité".

    4: 43: O vous qui croyez! N'approchez point de la Prière, alors que vous êtes ivres, avant de savoir ce que vous dites!

    5: 90: O vous qui croyez! Les boissons fermentées, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches [divinatoires] sont seulement une souillure procédant de l'oeuvre du Démon. Évitez-la! Peut-être serez-vous bienheureux.


L'interdiction du vin est pratiquement le seul interdit qui a des conséquences pénales en cas de sa violation, quelle que soit la quantité consommée et même s'il n'y a pas eu ivresse. Un récit de Mahomet dit: "Ce dont beaucoup enivre, son peu est interdit". Pour justifier cette interdiction du vin les légistes disent que le vin est interdit non seulement parce qu'il peut enivrer, mais parce qu'il est un aliment impur en soi. De même est interdit toute boisson enivrante, quel que soit le fruit utilisé: raisin, datte ou autres. Mais Ayshah dit que Mahomet buvait du nabith (vin légèrement fermenté) fait de dattes, orge ou autres grains macérés dans l'eau jusqu'à la fermentation (69). Omar aurait aussi permis de couper le vin par l'eau et de le boire (70). Certains légistes, dont Abu-Hanifah, ont aussi dit que le vin provenant d'autres fruits que le raisin et la datte comme l'orge et le maïs est interdit seulement dans la quantité qui enivre. Et selon Abu-Yusuf on ne punit le musulman que s'il est pris en flagrant délit. Des musulmans au premier siècle ont cru que le vin était permis à ceux qui font oeuvres pies, invoquant le verset 5:93 qui dit:

    Il n'est pas de grief à faire à ceux qui croient et [qui] accomplissent des oeuvres pies pour ce qui touche ce qu'ils mangent, quand ils sont pieux, croient et accomplissent des oeuvres pies.

Mais cette position est restée minoritaire (71).

L'interdiction faite de consommer de l'alcool s'étendu aussi à la drogue dans la mesure où elle a le même effet, voire un effet plus dangereux que l'alcool. On y joint aussi la consommation du tabac du fait qu'elle crée la dépendance, mène au gaspillage inutile, porte atteinte à la santé et a mauvaise odeur. Le tabac tomberait ici sous le coup des versets 2:195 et 7:157 susmentionnés (72).

Les aliments sacrificiels pour une idole

Le Coran interdit de manger un aliment "qui a été consacré à un autre qu'Allah" dans les versets 2:173; 6:145; 16:115 et 5:3 susmentionnés. Ce dernier verset ajoute à cette interdiction "la chair de ce qui est égorgé devant les pierres dressées".

La nécessité fait loi

Tous les aliments interdits deviennent licites en cas de nécessité pour sauvegarder la santé et la vie. Le Coran dit:

    2: 173: Allah a seulement déclaré illicite pour vous la chair d'une bête morte, le sang, la chair de porc et ce qui a été consacré à un autre qu'Allah. Mais quiconque est contraint à en manger sans intention d'être rebelle ou transgresseur, nul péché ne sera sur lui.

On retrouve cette règle aussi dans les versets 6: 145. La nécessité dispense ici de l'application de la loi. On parle alors de dispense légale (ibahah), norme qu'on trouve dans pratiquement toutes les législations. Mais le musulman doit en consommer dans les limites de la nécessité et non pas pour s'en régaler et s'engouffrer.

Le Coran permet de consommer et de boire des aliments interdits en cas de nécessité 5:3 afin de sauvegarder sa vie. Certains permettent une telle consommation si le musulman a passé une nuit et un jour sans manger. On s'est aussi posé la question combien il peut consommer: jusqu'à conjurer le danger ou jusqu'à ne plus avoir faim et soif.

On a aussi établi des priorités: faut-il voler un aliment licite au lieu de consommer un aliment interdit? La réponse est non.

Peut-on manger de la chair humaine ? La réponse est oui si c'est un mort, et c'est non si c'est un vivant même si ce dernier est passible de la peine de mort comme l'apostat ou le polythéiste (73).

Selon la doctrine dominante, il est interdit de consommer du vin en cas de soif et défaut d'eau car le vin ne met pas fin à la soif et peut même l'augmenter. Mais il est permis d'user du vin comme médicament s'il n'y pas d'autres moyens pour sauver la vie à condition que la prescription du médicament soit faite par un médecin musulman adl (dont le témoignage est acceptable) (74).

La transformation de l'aliment et sa contamination

Un aliment licite peut devenir un aliment illicite, et le contraire est vrai. Ainsi le jus de fruit une fois fermenté devient illicite. Le vin à son tour peut se transformer en vinaigre qui est un aliment licite, mais certains estiment que cette transformation doit être faite sans manipulation(75). Le cadavre est impur, mais quand il se décompose, il devient de la cendre pure. L'eau, aliment licite, devient de l'urine qui est un aliment interdit. De même le lait est licite bien qu'il soit issu de deux aliments illicites, à savoir le sang et la nourriture décomposée dans le ventre:

    16: 66: En vérité, vous avez certes un enseignement dans vos troupeaux! Nous vous abreuvons d'un lait pur, exquis pour les buveurs, venant de ce qui, dans leurs ventres, est entre un aliment digéré et du sang.

Nous avons aussi vu qu'un animal qui se nourrit de détritus devient pur après avoir observé une quarantaine.

Pour juger si un aliment est devenu licite ou illicite, des légistes se réfèrent au nom de l'aliment en question. Le vin, illicite, en devenant du vinaigre change de nom. Or le vinaigre ne figure pas dans la liste des aliments interdits. Il est donc licite. De même le chien, animal impur, en tombant dans un marais salant se décompose et devient du sel pur. L'excrément, matière impure, est mis dans un jardin et devient avec le temps de la terre qui est une matière pure servant à se purifier en l'absence d'eau (76).

Si quelqu'un a eu des relations sexuelles avec un animal, cet animal devient impropre à la consommation et doit être tué et brûlé, et selon certains récits la personne en question doit aussi être tuée(77).

Si la viande licite entre en contact avec la viande illicite comme celle du porc, la viande licite devient contaminée et donc inconsommable. De même si on utilise pour égorger ou dépecer l'agneau un couteau qui a servi à égorger ou à dépecer un porc.

Si un rat tombe dans un vase d'huile, l'huile devient impure. Mais s'il tombe sur du beurre solide, seule la partie touchée doit être enlevée. L'eau qui a été léchée par un chien doit être jetée et le vase doit être lavé, sauf pour les malikites qui considèrent le chien comme membre de la maison.

Les produits composés de plusieurs ingrédients

Tout produit qui contient un ingrédient interdit devient entièrement interdit. Ceci s'applique aux aliments, aux additifs alimentaires et aux produits pharmaceutiques comme les vitamines. Il existe des listes indicatives sur Internet qui répertorient les produits sur la base de leurs composantes, classifiés en halal (licite), haram (illicite) et mashbuh (suspect, et donc interdit). Ces listes indiquent parfois les composantes de ces produits et demandent au consommateur en cas de doute de prendre contact avec le producteur. En règle générale, tout produit qui contient du porc ou de l'alcool est interdit. Ainsi la gélatine est considérée comme illicite si elle est produite du porc, et licite si elle est produite d'un autre animal licite égorgé selon la méthode islamique. La vanille et son sous-produit la vanilline sont considérés comme illicites parce qu'elles sont produites avec de l'alcool. La vitamine E, si elle est produite d'un animal, elle est suspecte, mais elle est halal si elle est produite d'huile végétale. Le cholestérol, la glycéride, les hormones et le petit lait sont considérés comme suspects (78). On signale cependant que de telles listes ne jouent pas toujours du fait que les producteurs peuvent en tout temps changer les ingrédients.
Les aliments des non-musulmans

Le Coran dit:

    5: 5: Aujourd'hui, licites sont pour vous les excellentes nourritures. La nourriture de ceux à qui a été donnée l'écriture est licite pour vous et votre nourriture est licite pour eux

    6: 118: Mangez donc de ce sur quoi a été proféré le nom d'Allah.


L'opinion dominante chez les chiites n'accepte pas l'abattage par quelqu'un des gens du livre en se basant sur des récits de leurs imams. Certains estiment en effet que le verset 5:5 concerne la nourriture autre que la viande (79).

Les sunnites par contre permettent de manger de la viande d'un animal égorgé par un non-musulman, à condition qu'il fasse partie des gens du livre, à savoir chrétien, juif, samaritain ou sabéen. Il faut cependant que ce dernier n'ait pas prononcé sur l'animal le nom d'une autre divinité que Dieu. S'il prononce le nom de Jésus ou d'Abraham au lieu du nom de Dieu, la viande devient inconsommable (80). Par contre, il est interdit de manger la viande d'un animal abattu par un apostat (81). Ibn-Abbas aussi interdit de manger la viande d'un animal abattu par un musulman non circoncis, mais les juristes classiques ont estimé que si on permet de manger la viande d'un animal égorgé par un chrétien, à plus forte raison il faudrait permettre de manger la viande d'un animal égorgé par un musulman incirconcis (82).

Il faut dans ces cas que l'abattage soit fait selon les normes islamiques, à savoir que l'animal doit être égorgé vivant et vidé de son sang. Pour s'assurer que ces deux normes soient respectées, un auteur égyptien propose la création d'abattoirs musulmans dans les pays qui exportent la viande vers les pays musulmans, et que les bouchers y employés soient des musulmans car ils sont préférables aux non-musulmans même s'il est permis de manger de la viande d'animal abattu par eux(83).

La question suivante est posée sur Internet:

    Est-ce que la viande des gens du livre (chrétiens et juifs) est permise à manger, en sachant que, d'après mes connaissances limitées, ils ne sont pas les vrais gens du livre comme ceux mentionnés par Allah (certains de leurs dogmes, comme celui de la Trinité par exemple, sont en contradiction avec l'Unicité d'Allah) ?

La réponse dit qu'il y a consensus de la Oummah sur le fait qu'il est autorisé aux musulmans de consommer de la viande égorgée par les gens du livre. Elle cite à ce propos le verset 5:5 susmentionné. Quant à savoir si les chrétiens et les juifs peuvent être considérés comme gens du livre malgré le fait que certaines de leurs croyances sont en totale incompatibilité avec l'Unicité de Dieu, la réponse ne nie pas une telle incompatibilité mais elle ajoute que le Coran savait ce fait (5:17 ; 5:13 ; 2:79) et malgré cela il les qualifie de gens du livre et a rendu licite la viande qu'ils égorgent. Ce qui montre bien que tant que ces gens n'abandonnent pas complètement leur religion pour devenir des athées, ils sont encore considérés comme des gens du livre. La réponse ajoute:

    Celui qui égorge l'animal doit avoir la foi en Dieu (…). Celui qui se dit chrétien ou juif, mais ne croit ni en Dieu, ni en un livre sacré, ni ne croit réellement en la religion qu'il prétend suivre, est en réalité un athée, et l'animal qu'il égorge ne sera donc pas permis au musulman. Il est à noter que c'est le cas de beaucoup de personnes actuellement, qui ne sont plus chrétiens ou juifs que de nom, et qui au fond ne croient plus en rien, et se moquent totalement de toute appartenance religieuse (84).

En plus des restrictions en matière de viande, il est interdit à un musulman de s'asseoir à table avec quelqu'un qui boit du vin. Les chiites vont jusqu'à interdire de manger de la nourriture préparée par des non-musulmans lorsque cette nourriture a été touchée par un mécréant (kafir) et que ce dernier lui a transmis l'humidité de son corps (85).

Consommation d'un aliment douteux et viande importée

Nous avons vu que seul Dieu peut déclarer un aliment comme illicite. Mais qu'en est-il si le musulman doute d'un aliment, ne sachant pas si ce qu'il mange est licite ou illicite? Cette question se pose notamment en ce qui concerne la viande importée de l'Occident par les pays arabes et qui ne sont pas toujours abattus selon les normes islamiques.

Des savants religieux musulmans estiment que ces viandes dont on ne sait pas comment ils ont été égorgés doivent être considérés comme licites en vertu du verset 5:5: "La nourriture de ceux à qui a été donnée l'écriture est licite pour vous". Cette affirmation ne peut être écartée qu'en cas de preuve formelle que c'est illicite. Le doute en soit ne suffit pas. On invoque ici le fait que Mahomet avait mangé de la viande d'une chèvre qu'une juive lui avait offerte sans demander comment la chèvre a été égorgée. Le musulman n'est pas obligé de demander comment chaque animal a été égorgé. Il est par contre tenu de demander si le boucher est un musulman ou faisant partie des gens du livre du fait que Mahomet a mangé de la viande de la chèvre en sachant qu'elle venait de la part d'une juive. On invoque aussi un récit de Ayshah selon laquelle on apportait aux musulmans dans leur début de la viande sans savoir si le nom de Dieu était prononcé sur cette viande ou pas. Questionné, Mahomet a dit: "Prononcez vous-mêmes le nom de Dieu sur la viande et mangez" (86).

Un ouvrage chiite adressé aux musulmans vivant à l'étranger écrit:

    Beaucoup de nourritures des mécréants contiennent des aliments interdits comme le vin, la viande de bête morte et de porc, et des poissons sans écaille. De ce fait, le musulman doit veiller à ce que sa nourriture ne contienne pas de tels aliments interdits.

Le musulman ne doit pas demander le contenu de la nourriture s'il l'ignore, à moins que cela ne soit de la viande. Il ne peut en effet manger de la viande que si elle a été égorgée selon les règles islamiques... Il peut par contre manger tout autre aliment sans poser de question, même si un tel aliment a été cuit avec la graisse de porc ou du vin. Mais il serait préférable de poser des questions et y enquêter pour éviter les dangers de ces aliments pour l'esprit et le corps alors que l'apparence inspire qu'il s'agit d'aliment licite

Si le musulman apprend que la viande n'a pas été égorgée selon les normes islamiques, il doit la considérer comme impure (najis) et illicite, et tout ce qui est cuit avec cette viande devient aussi illicite même si la viande est écartée parce que la nourriture devient impure du fait que la viande était mise dedans. En cas de doute sur la viande, on peut l'écarter et manger le reste de la nourriture (87).

Le Ramadan

Les musulmans observent le jeûne du mois de Ramadan. Ils doivent s'abstenir de tout aliment du lever du soleil jusqu'au coucher du soleil. A côté de ce jeûne obligatoire il y a des jeûnes facultatifs, parfois un jour par semaine.

La consommation dans des ustensiles en or ou argent

L'opinion dominante est qu'il est interdit de manger ou de boire dans des ustensiles en or ou argent. Plusieurs récits de Mahomet sont cités dans ce sens. Le but de cette interdiction serait d'éviter la ressemblance avec les mécréants et l'orgueil. On signalera ici qu'il est interdit aux hommes de porter des bagues ou des bijoux en or, chose permise aux femmes(88).

Pourquoi ces interdits

On trouve chez les auteurs aussi bien classiques que modernes des explications visant à justifier ces interdits. Certes, la première raison est que Dieu les a prescrits soit à travers le Coran, soit à travers Mahomet. Or, comme Dieu est omniscient et Mahomet est infaillible, le croyant doit s'y soumettre. Et comme Dieu et Mahomet ne peuvent dicter des normes que pour le bien de l'homme, il ne fait pas de doute pour le musulman que ces normes sont bénéfiques pour la santé et les comportements sociaux. Ainsi on lit dans Wasa'il al-shi'ah que la bête tuée affaiblie le corps, procure la stérilité et provoque la mort par infarctus. Quant au sang, il accumule l'eau jaune dans le ventre, donne une mauvaise odeur, cause la cruauté au point que celui qui le mange peut tuer son fils et ses parents. Quant au vin, il provoque le tremblement, affaiblit la force et pousse à l'adultère et à faire couler le sang (89).

On avance aussi des arguments liés aux croyances colportées par le Coran selon lesquelles Dieu a métamorphosé des humains en animaux pour les punir. Le fait que Dieu ait porté son choix sur ces animaux indique que ces derniers sont impurs et par conséquent ils ne peuvent pas être consommés. Consommer de tels animaux signifie en tirer profit et banaliser la sanction divine. Cette possibilité de métamorphoser les humains est invoquée par le verset 36:67. Trois versets indiquent que Dieu en a fait usage en changeant des êtres humains en singes et en porcs:

    2: 65: Certes vous connaissez ceux qui, parmi vous, ont transgressé le sabbat; nous leur avons dit: "Soyez des singes abjects!"

    5: 60: Dis: "Vous donnerai-je avis de ceux dont la récompense sera pire que cela, auprès d'Allah? Ceux qu'Allah a maudits, contre qui Il s'est courroucé, dont Il a fait des singes et des porcs, [qui] ont adoré les Taghout, ceux-là ont la pire place et sont les plus égarés hors du Chemin Uni."


                                                                                                                        7: 166: Quand [en effet] ils eurent désobéi à ce qui leur avait été interdit, Nous leur dîmes: "Soyez des singes abjects!"

Les récits de Muhammad nous offrent d'autres exemples de métamorphose. Ceci est développé notamment dans les écrits chiites, mais aussi sunnites(90). Parmi les animaux dans lesquels des humains ont été métamorphosés selon les chiites nous citons le porc et le singe (un groupe d'israélites qui ne respectait pas le sabbat; selon un autre récit des chrétiens qui n'ont pas cru à la table garnie descendue du ciel pour Jésus ont été métamorphosés en porc), l'éléphant: (un roi ou tyran qui a commis l'adultère), le lapin (une femme qui trahissait son mari et ne lavait pas ses menstrues), le loup (un bédouin qui ne veillait pas sur la pudeur de ses femmes), la chauve-souris (un voleur qui volait les dattes des gens), la guêpe (un boucher qui volait la viande en trichant dans la mesure), le rat et le scorpion (un calomniateur), l'araignée (une femme qui avait ensorcelé son mari), le pou (un homme qui se moquait des prophètes et les insultait). Selon un récit attribué à Mahomet, Dieu aurait métamorphosé sept cent groupes humains qui avaient désobéi aux prophètes; quatre cent de ces groupes ont pris la forme d'animaux terrestres, et trois cent la forme d'animaux aquatiques. Il aurait alors récité le verset 34:19 qui dit: "Nous les fîmes passer en légendes et les déchirâmes en mille lambeaux. En vérité, en cela sont certes des signes pour tout [homme] très constant et très reconnaissant" (91).

Signalons ici que l'argument de la métamorphose n'est pas mentionné dans les ouvrages modernes sur la nourriture, probablement en raison de son caractère irrationnel choquant.

Nous avons vu que Mahomet a ordonné de tuer certains animaux, comme le serpent, le corbeau, le rat, le chien qui agresse et le lézard (92). L'ordre de les tuer est dû probablement au fait qu'ils sont nocifs. Ces animaux ne peuvent pas être mangés. Il a aussi interdit de tuer certains animaux que Mahomet a interdit de tuer, animaux qui, par conséquent, ne peuvent pas être mangés. Parmi ces animaux les sunnites citent la fourmi, l'abeille, la huppe, le surad (sorte d'oiseau) et la grenouille (93). La raison de l'interdiction est d'ordre religieux. Ainsi l'interdiction de tuer la fourmi, l'abeille et la huppe proviendrait du fait que le Coran en parle en bien. Un récit chiite dit que sur l'aile de chaque huppe il est écrit en langue syriaque: "La famille de Mahomet est la meilleure de la création" (94). Le surad, selon la tradition, serait le premier à avoir observé le jeûne par dévotion envers Dieu. La voix de la grenouille est considérée par Mahomet comme une prière, ou parce qu'elle contiendrait du venin (95). La chauve-souris aurait essayé d'étendre le feu du Temple de Salomon lors de sa destruction (96). La perdrix selon les sources chiites rend louange à Dieu et termine sa prière en disant: "Dieu a maudit ceux qui détestent la famille de Mahomet"(97).

Les interdits alimentaires entre loi et pratique

Comme nous venons de voir, les aliments interdits ne sont pas traités avec la même rigueur. Ainsi, il est permis d'acheter et de vendre un âne puisqu'il s'agit d'un animal utile pour le transport des humains et des biens, mais il est interdit de manger sa viande. Si malgré tout le musulman mange sa viande, les légistes ne prévoient pas de sanction contre ce musulman.

En ce qui concerne le porc, il est interdit aussi bien de manger sa viande que de le posséder et, par conséquent, de faire une transaction le concernant (vente, achat, donation, etc.). Il en est de même du vin. Si un musulman tue ou vole un porc ou une bouteille de vin d'un autre musulman, il n'est pas tenu d'indemniser son propriétaire. Mais il est permis aux non-musulmans de posséder et de consommer du porc ou du vin, et si un musulman tue le porc d'un chrétien ou verse son vin, il doit l'indemniser.

Si un musulman consomme du porc, il viole un interdit religieux, mais aucune sanction pénale n'est prévue contre lui. Par contre celui qui consomme du vin, il est punissable selon les légistes, mais pas tous les pays musulmans prévoient une sanction pénale contre la violation d'un tel interdit. La fabrication et la vente du vin sont confiées dans ces pays surtout à des chrétiens, mais les musulmans sont ceux qui en consomment le plus. Il arrive cependant que des groupes musulmans interviennent pour châtier ceux qui consomment du vin et pour attaquer les magasins et les hôtels qui le vendent.

Bien que l'interdiction de consommer de la viande de porc ne soit pas sanctionnée sur le plan pénal, contrairement au vin, on peut dire que les musulmans sont plus respectueux de l'interdiction de consommer du porc que de l'interdiction de consommer du vin. Le porc est en fait considéré comme un animal impur et répugnant. On m'a cependant signalé que des musulmans dans certains quartiers du Caire élèvent le porc et le vendent aux chrétiens. La non-consommation de la viande du porc par les musulmans fait que cette viande est nettement moins chère que la viande des autres animaux.

Si les légistes musulmans classiques sont unanimes sur certains interdits alimentaires, tels que le porc ou le vin, ces légistes divergent en ce qui concerne d'autres aliments. Cette divergence est due au manque de clarté du texte coranique et à la contradiction des récits attribués à Mahomet, à moins que ces récits n'aient été inventés pour accommoder des coutumes locales. Ainsi, certains légistes interdisent la consommation de la viande de tortue ou de cheval. Mais les malikites vont jusqu'à permettre la consommation de toute viande qui n'est pas expressément interdite. Et même en ce qui concerne la consommation du vin, certains légistes ont essayé, en vain, de réduire la portée de l'interdiction.

A côté de ces attitudes conciliantes, on signale une tentative de la part des Qarmates pour qui il n'existe aucun interdit alimentaire. Ce groupe, aujourd'hui disparu, permettait aux bouchers d'exposer de la viande de toutes sortes d'animaux, dont des porcs et des chiens, à condition d'y laisser la tête pour que les gens puissent en consommer en connaissance de cause, en toute liberté, chacun selon sa propre conscience (98).

En ce qui concerne le respect du jeûne de Ramadan, un des cinq piliers de la croyance islamique, il est assuré sur le plan de la famille, de la société et de l'État. Le père de famille peut imposer à sa femme et à ses enfants à partir d'un certain âge de jeûner. D'autre part, l'État interdit toute violation publique du jeûne. Certes les non-musulmans ne sont pas tenus de jeûner, mais ils ne peuvent consommer en public. Des lois punissent une telle consommation. Mais certains États se montrent moins exigeants, voire hostiles à l'observation du Ramadan pour des raisons de santé et d'économie. En effet si le jeûne peut parfois s'avérer bénéfique pour la santé, le jeûne pendant un mois sans manger et sans boire affecte la santé et occasionne une fatigue et une faiblesse physique qui peut causer des accidents. D'autre part, lors de la rupture du jeûne le soir on relève des excès de nourriture néfastes pour la santé. On relève à cet égard que les hôpitaux connaissent pendant la période de Ramadan un afflux de malades à cause du jeûne et de la rupture du jeûne. Sur le plan économique, le jeûne affecte les activités privées et publiques, et les horaires du travail et de l'école sont généralement réduits. D'autre part, les musulmans dépensent pendant cette période plus que dans d'autres mois de l'année, notamment en nourriture alors que le mois de Ramadan est censé être un mois d'abstinence. Pour ces raisons le Président Bourguiba de la Tunisie incitait son peuple à ne pas observer le Ramadan et ne manquait pas à se montrer à la télévision en train de manger et de boire. Mais si l'État parfois peut se montrer en faveur de l'abolition du jeûne, la société peut se montrer sévère envers ceux qui enfreignent le jeûne de Ramadan. Il arrive que des groupes religieux effectuent des tournées dans les restaurants et les bars pour châtier ceux qui consomment en public pendant le mois de Ramadan. >>






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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 11:42
OLIVER  ALDORT, UN TALENT NAISSANT

Oliver  ALDORT n'a que 13 ans mais il a tout d'un grand !

C'est extraordinairement difficile d'essayer de se représenter comment les oeuvres musicales se transmettent d'une génération à une autre et comment ces méméplexes qui nécessitent un très haut niveau technique pour se répliquer d'une salle de concert à une autre se perpétuent parfois durant des siècles sans mutations majeures...

On peut représenter des ensembles complexes de mèmes de cet ordre avec un système de cartographie sémantique, comme le fait très bien Christophe TRICOT qui a soutenu brillamment une thèse de doctorat en informatique sur ce sujet :

Cartographie sémantique
(Cliquer sur ce lien)

On peut aussi découvrir les sémacartes  de Christophe HOFFSTETTER  sur son blog :
(Cliquer sur ce lien)

Dans ces conditions, la partition que joue le musicien virtuose est-elle juste un code mémétique, une carte sémantique ou une sémacarte ?


Concerto pour violoncelle de DVORAK, Allegro



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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 21:08

LE CLIP QUI DÉCHIRE GRAVE... BLING BLING !


envoyé par nicolasbling
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 17:56
Par Erwan - Publié dans : webitude
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 03:56
Voici un extrait du documentaire réalisé par Yves et Damien Ghesquière avec le soutien de la ville de Comines et de la maison du patrimoine . Ce film retrace la vie à Comines pendant la guerre 14-18 à partir de documents photographiques d'époque et les interviews de 27 personnes âgées au moment du tournage de 92 à 99 ans. C'est donc un regard d'enfant porté sur la vie au quotidien pendant la Grande Guerre.



Des témoignages que nous n'entendrons plus jamais à présent.
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