Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 17:38

  bernard tapie

LE DESTIN DE Bernard TAPIE :


"Fils d’un ouvrier frigoriste et d’une infirmière, il grandit au Bourget, dans les quartiers populaires de la Seine-Saint-Denis. C’est au cours de son service militaire, où il devient sous-officier, qu’il comprend que les écarts de statut social peuvent être comblés, et que sa ténacité et ses grandes ambitions peuvent le faire réussir dans la vie.

Mais c’est avant tout le sport qui l’attire, en particulier les sports mécaniques. Il tente ainsi une carrière de pilote dans les années 1960 en participant à des courses de Formule 3. Un grave accident le plonge trois jours dans le coma, dont il sort avec la résolution de ne pas poursuivre cette carrière.

Il tente alors une brève carrière de chanteur avec quelques disques sous le nom de Bernard Tapy, l’époque étant à la mode américaine, mais sans grand succès.

En 1967, alors qu’il se « cherche » encore, le hasard va l’orienter vers la voie où il exprimera son talent : les affaires. Un vendeur en porte à porte sonne chez lui pour lui proposer d’acquérir un poste de télévision, à l’époque peu présent dans les foyers français car très coûteux. Après avoir sympathisé, le vendeur lui explique qu’il ne parvient pas à vendre en porte à porte et qu’il souhaite se débarrasser de son stock. Bernard Tapie lui demande de lui confier quelques téléviseurs et « teste » à son tour la vente en porte à porte. Il comprend que le frein à la vente est la méfiance des potentiels clients envers ce type de vente. Aussi il a une idée : se faire passer pour un journaliste pour le compte d’un grand journal qui fait un sondage sur les émissions préférées des français. La plupart de ses interlocuteurs n’ayant pas la télévision, il leur propose le prêt gratuit par « son journal » d’un poste de télévision pendant une semaine, à condition que les clients le regardent au maximum pour être en mesure de répondre au sondage. Une semaine plus tard, il repasse, pose les questions du « sondage », et indique au client que l’appareil n’étant plus neuf puisqu’ayant désormais été utilisé, il a la possibilité de l’acheter 25 % moins cher qu’au prix du neuf. Séduit tant par l’appareil, son prix, et la sollicitude dont il a été l’objet, ce dernier signait volontiers un bon de commande.

Fort de ce succès, il rachète au vendeur venu frapper à sa porte tout son stock, qu’il revend en quelques semaines. Il monte ensuite un magasin de téléviseurs qu’il revend quelques années plus tard. Cette première expérience réussie l’oriente définitivement vers les affaires.

Suite au succès de son magasin de télévisions, Bernard Tapie tente d’abord de monter des entreprises. Très affecté par la perte de sa grand-mère en raison d’une erreur de diagnostic de son médecin, il se passionne pour la médecine, et découvre au cours de ses lectures que les crises cardiaques, alors première cause de mortalité en France, pourraient ne pas être mortelles dans près de la moitié des cas si le patient était amené à l’hôpital en moins de 20 minutes, contre 45 minutes en moyenne à l’époque. Il fonde alors la société Coeur Assistance, dont l’objet est de proposer à des personnes à haut risque d’accident cardiaque de disposer d’un boitier portable, avec un abonnement payant, permettant de déclencher une alarme en cas de crise cardiaque ; la société tenant à disposition des clients des ambulances prêtes à partir immédiatement. Mais le concept est trop précurseur, et se heurte à des obstacles juridiques d’agrémentation insurmontables, les instances françaises de la médecine étant fermement opposées à l’intrusion d’une alternative privée au système des ambulances publiques. Après quelques mois, Bernard Tapie doit donc renoncer à son projet.

Il fonde ensuite un groupement d’achat, le Club Bleu, destiné à l’achat en gros pour les comités d’entreprise, qu’il revend correctement, mais sans pour autant faire de lui un homme riche.

Puis il rencontre l’homme qui va réellement lui apprendre les affaires, Marcel Loichot, fondateur du cabinet de conseil SEMA et conseiller du président de la République, Charles de Gaulle. L’auteur du livre économique de référence de la fin des années 60, le « pan-capitalisme », détecte en Bernard Tapie un grand potentiel et le convainc de devenir consultant (« ingénieur-conseil » à l’époque) au sein de son cabinet spécialisé en redressement d’entreprises, puis directement à ses côtés. Bernard Tapie s’y distingue et commence à très bien gagner sa vie, les commissions sur les redressements d’entreprises étant conséquentes en cas de succès. Alors âgé de la trentaine, il affiche déjà son goût pour les belles choses : superbe manoir en banlieue parisienne, voitures de luxe ; Bernard Tapie a déjà ce côté flambeur qui suscitera l’admiration de certains et le rejet d’autres.

Fort de son expérience acquise à la SEMA, Bernard Tapie se met à son compte en 1977 à l’âge de 34 ans. Il fait alors parler de lui en rachetant des sociétés en dépôt de bilan pour un franc symbolique, puis en les revendant une fois redressées.

Au fur et à mesure de ses succès, les entreprises auxquelles Bernard Tapie s’intéresse sont de plus en plus grosses et connues, faisant ainsi grandir sa notoriété. C’est ainsi qu’il apparaît à la télévision française pour la première fois en 1980, pour sa candidature à la reprise de la société Manufrance, autrefois joyau de l’industrie française, acculée à la faillite. Son franc-parler, son physique et sa force de conviction font que chaque nouvelle apparition sur les plateaux de télévision se traduit par une hausse de l’audience télévisée, si bien qu’il est de plus en plus invité sur les plateaux. Séduit par la notoriété et par l’intérêt qu’elle présente dans ses affaires, Bernard Tapie répond volontiers aux invitations des médias, et devient en l’espace de cinq ans une véritable vedette du petit écran, invité d’abord dans les émissions culturelles (Le Grand Échiquier, 7 sur 7, etc) puis également dans les émissions de pure variété généralement dévolues aux chanteurs et aux acteurs (Gym Tonic, Le Jeu de la vérité, Champs-Élysées, Les Grosses Têtes, etc.).

Il est alors cité en exemple par les médias, qui l’élisent « Homme de l’Année » en 1984, puis consacré par les sondages d’opinion, en particulier chez les jeunes (dont il est alors la personnalité française préférée) et chez les femmes (qui le considèrent alors deuxième homme de France le plus séduisant derrière Alain Delon).

Passionné de sport, Bernard Tapie utilise sa fortune acquise dans les années 80 pour monter une équipe cycliste autour de Bernard Hinault.

Il fait également de cette popularité au sein des jeunes une émission télévisée « Ambition », dont le concept est d’aider un jeune et son projet, sélectionnés sur dossier, à monter son entreprise et son tour de table en direct. Il monte également à partir de 1986 des écoles de ventes exclusivement réservées aux jeunes au chômage ou sans formation scolaire. La première ouvre à Béziers, puis viendront les écoles de Marseille, Ambert, Soissons, Namur (Belgique), Martiny (Suisse), et enfin Vichy, spécialisée pour les femmes. Etant financées exclusivement par Bernard Tapie sur ses fonds propres, ces écoles furent fermées en 1994 lorsqu’il fut mis en faillite. 8 000 jeunes chômeurs environ sortirent diplômés des écoles Tapie.

Enchanté par son expérience dans le vélo, Bernard Tapie décide de tenter la même réussite dans le football, en répondant en 1986 à l’invitation d’Edmonde Charles-Roux, veuve de l’ancien maire de Marseille Gaston Defferre, de reprendre l’Olympique de Marseille (OM). Ancienne gloire du football français, l’OM végète alors à la quinzième place du championnat de France, n’a plus gagné de titre depuis 1976, et attire moins de 5 000 spectateurs par match au stade Vélodrome. Sous la direction de Bernard Tapie, qui s’avère détenir un véritable talent dans la détection de grands joueurs de football, le club engage de nombreux jeunes joueurs espoirs qui deviendront, au fil des années, des stars, parmi lesquels les français Jean-Pierre Papin, Éric Cantona, Basile Boli, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Fabien Barthez, le Ghanéen Abedi Pelé, l’Anglais Chris Waddle, le Croate Alen Boksic et enfin le Brésilien Sonny Anderson. Il recrute également des valeurs sures plus expérimentées telles qu’Alain Giresse, Manuel Amoros, Jean Tigana, Karl-Heinz Förster, Klaus Allofs, et Enzo Francescoli. Avec de tels joueurs, l’Olympique de Marseille remporte cinq titres de Champion de France consécutifs de 1989 à 1993, joue quatre finales de Coupe de France dont une gagnée en 1989, quatre demi-finales de Coupe d’Europe (Coupe des coupes 1988, Coupe des clubs champions 1990, 1991 et 1993) et deux finales de Ligue des Champions, dont une remportée en 1993 face au Milan AC ; qui reste la seule jamais remportée par un club français.

N’hésitant pas à montrer sa réussite et ses signes de richesse, et à utiliser un langage très direct, versant parfois dans la provocation ; Bernard Tapie divise cependant déjà fortement l’opinion, les nombreuses opinions positives étant déjà contrebalancées par des antipathies fortes à l’encontre du personnage. Il est ainsi pour les uns le symbole d’une réussite décomplexée, du franc-parler, et la démonstration que tout le monde a sa chance, idole à laquelle s’identifie une grande partie des jeunes entrepreneurs dont nombreux diront dans les années 1990 et 2000 que leur vocation d’entreprendre vient de Bernard Tapie. Il est pour d’autres le symbole au contraire de la sacralisation de l’argent et de l’arrivisme.

Son succès dans les affaires n’est en tout cas contesté par personne à l’aube des années 90 : parmi la quarantaine de sociétés reprises depuis 1977, aucune ne retourne en dépôt de bilan : elles sont toutes soit revendues soit conservées, parmi lesquelles quelques noms connus comme les piles Wonder, les fixations Look, les balances Terraillon, ou les magasins alimentaires biologiques La Vie Claire. Bernard Tapie s’est ainsi bâti en dix ans une fortune qui fait de lui, à la fin des années 80, l’une des vingt premières fortunes de France.

Il décide alors de reprendre une société qui représente la synthèse de sa passion pour les affaires et pour le sport : l’équipementier sportif Adidas, alors quatrième marque la plus connue au monde, qu’il qualifie d’ »affaire de sa vie ».

La carrière politique de Bernard Tapie démarre par une rencontre avec François Mitterrand fin 1987, à l’initiative de leur ami commun Jacques Séguéla. Le président de la République souhaite se représenter en 1988 sur le thème de l’ouverture et cherche des personnalités non politiques pour rejoindre son projet. Bernard Tapie accepte et se présente sous l’étiquette Majorité Présidentielle aux élections législatives de Marseille en 1988. Mais le Parti socialiste (PS), dont les lieutenants voient d’un mauvais oeil l’entrée de Bernard Tapie en politique, lui réservent la 6e circonscription, historiquement à droite et réputée « imprenable ». A la surprise générale, Bernard Tapie remporte l’élection. François Mitterrand dira même que cette victoire est ce qui l’a le plus « épaté » au cours de ces législatives.

Mais son premier fait d’arme d’envergure nationale est le fameux débat face à Jean-Marie Le Pen, en septembre 1989, sur le thème de l’immigration, en direct sur TF1. L’émission devait accueillir les principaux leaders des formations politiques de l’époque (PS, PC, RPR, UDF), mais apprenant que Jean-Marie Le Pen est présent, tous se désistent. La chaîne se trouve sans contradicteur pour affronter Jean-Marie Le Pen en débat. Apprenant la situation, Bernard Tapie se propose, à la grande joie de la chaîne qui devine un gros succès d’audience.

Ce débat, ainsi que son origine modeste et son amour pour le football, sport phare des classes populaires, vaudra à Bernard Tapie une popularité jamais démentie parmi les immigrés.

Bernard Tapie poursuit ses ambitions politiques en se portant tête de liste de la gauche avec un mouvement qu’il créé, Énergie Sud lors des élections régionales de 1992 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et en tant que tête de liste dans les Bouches-du-Rhône. Il mène une campagne particulièrement dure à l’encontre du FN et de son président, Jean-Marie Le Pen, dont les scores dans le sud sont très élevés. Il ira même jusqu’à s’inviter et intervenir dans un meeting du FN.

Mais la gauche dans son ensemble subit une cuisante défaite sur quasiment tout le territoire français, et c’est finalement Jean-Claude Gaudin qui est réélu président de région avec une majorité relative. Néanmoins, le score de la liste Energie Sud de Bernard Tapie ressort, comme pour son élection législative de 1988, étonnamment haut. Aussi, lorsque François Mitterrand décide en avril 1992 de remplacer son Premier ministre, Édith Cresson, dont la cote de popularité est en perdition ; par Pierre Bérégovoy, ce dernier soumet au président la candidature de Bernard Tapie au sein du gouvernement. Le président y est favorable mais à une condition : que Bernard Tapie se retire totalement des affaires, François Mitterrand considérant incompatibles la position de ministre et celle d’homme d’affaires de haut niveau, Bernard Tapie accepte de se séparer de ses affaires, mais demande en contrepartie que soit créé un ministère sur mesure : le ministère de la Ville, chargé de s’occuper des problèmes des quartiers difficiles. Pour Bernard Tapie, la boucle est bouclée : l’enfant de La Courneuve va maintenant être en charge des banlieues difficiles dont il est issu. A noter que sur ce dernier gouvernement de la gauche mitterrandiste, seuls deux hommes sont issus des quartiers populaires et n’ont pas fait de grande école : Bernard Tapie, et son Premier ministre Pierre Bérégovoy. Lors de son premier Conseil des ministres, il se distingue d’une façon qui lui vaudra une franche inimitié d’une partie des autres ministres, mais qui marque le début d’une relation privilégiée avec François Mitterrand, ce dernier retenant régulièrement le ministre en privé après le Conseil. Mais son passage au ministère sera éclair : il est attaqué par Georges Tranchant, député RPR et propriétaire des casinos éponymes pour abus de biens sociaux dans la société Toshiba France dans laquelle il était associé de Bernard Tapie. Considérant incompatible d’être ministre et mis en examen, Bernard Tapie démissionne de son poste. Il obtient un non-lieu en décembre 1992 et réintègre le gouvernement en janvier 1993. Il aura peu de temps pour développer dans toutes les banlieues les idées qu’il a expérimentées dans la ville de Montfermeil, qui lui sert alors de « laboratoire » : aux élections législatives de juin 1993, la gauche est balayée. Le gouvernement d’Édouard Balladur remplace celui de Pierre Bérégovoy. Mais plus que la perte de sa place de ministre, juin 1993 marque le tournant de la vie de Bernard Tapie. Sa chute va être à la mesure de son ascension : fulgurante.

En mai 1993, Bernard Tapie a 50 ans, et un parcours exceptionnel : il est encore propriétaire d’Adidas et d’une dizaine d’autres sociétés (toutes mises en vente suite à son entrée au gouvernement) : son club de football, l’Olympique de Marseille, vient de remporter la seule Ligue des Champions jamais remportée par un club français ; et il est ministre d’État. En quelques mois, il va pourtant tout perdre.

En juin 1993, alors que Bernard Tapie vient de perdre son poste de ministre en conséquence de la défaite de la gauche, démarre l’affaire VA-OM. Le 22 mai, le club nordiste de Valenciennes, qui reçoit l’Olympique de Marseille en championnat quatre jours avant la finale de Ligue des Champions que l’OM doit disputer face au Milan AC ; révèle l’existence d’une tentative de corruption.  L’affaire va alors s’emballer : elle devient à compter d’août 1993 le centre d’attention des médias et mobilise des ressources policières impressionnantes.

Comme toujours avec Bernard Tapie, cette affaire divise profondément l’opinion. Les uns y voient la révélation suprême de l’arrivisme et de l’amoralité de Bernard Tapie ; les autres voient dans les proportions prises par cette affaire, qui concerne un match de football, la révélation d’une chasse à l’homme avant tout politique.

Ruiné, sévèrement tancé par les médias, les malheurs de Bernard Tapie ne s’arrêtent pas là. Car l’affaire VA-OM suit son cours, en même temps que de nombreuses autres affaires ouvertes contre lui entre 1994 et 1996.

L’affaire VA-OM se solde en 1996 sur une condamnation définitive de Bernard Tapie aux titres de la corruption et de la subornation de témoin, sans preuve matérielle mais sur intime conviction des juges. Il est le seul prévenu de l’affaire à recevoir une peine de prison ferme (un an). Il va bien purger sa peine de prison, pendant 10 mois, ne bénéficiant d’aucune des remises de peine classiquement accordées sur des premières peines inférieures à un an. Il est d’abord placé à la prison de la Santé, où son entrée en prison, au sein d’un fourgon blindé, est diffusée en direct au journal télévisé. Interrogé par les médias, le directeur de l’administration pénitentiaire déclare qu’il sera placé dans les quartiers de haute sécurité et au régime de l’isolement pour « assurer sa sécurité ». Ce régime est en effet réservé à assurer la sécurité des prisonniers les plus à risques, c’est-à-dire risquant de se faire molester par les autres prisonniers, c’est à dire généralement les terroristes et les violeurs d’enfants. C’est le régime le plus dur de la prison française : cellules les plus petites, promenades limitées, aucun contact avec les autres prisonniers. Bernard Tapie a cependant le droit de recevoir des visites, parmi lesquelles celles de Bernard Kouchner, qui était ministre à ses côtés dans le gouvernement Bérégovoy. Bernard Kouchner rapportera qu’il découvre « un Bernard Tapie très affaibli, et pour la première fois, fragile ».

Les amis de Bernard Tapie ne sont pas les seuls à faire ce constat : sa famille s’alarme de sa situation morale et son épouse, Dominique, qui craint l’acte irréparable, prend alors des initiatives. Elle cherche à alerter les médias au sein desquels Bernard Tapie dispose de contacts de la situation anormale de son régime pénitentiaire. Mais aucun média n’en fera écho. En désespoir de cause, elle mobilise toutes les influences disponibles et obtient un entretien téléphonique avec le ministre de l’Intérieur, l’informe qu’elle enregistre la conversation est qu’elle le tiendra personnellement responsable si quelque chose arrive à son mari, exigeant le retour au régime normal ou le transfert dans une autre prison. Elle finira par l’obtenir, Bernard Tapie purgeant le solde de six mois de sa peine à la prison de Luynes, près de Marseille, où sa popularité intacte lui permettra de bénéficier d’un régime plus clément.

Dès 1995, Bernard Tapie est dans l’obligation de se reconvertir : il est en faillite personnelle et donc dans l’interdiction de faire des affaires, il est inéligible en politique, et interdit de fonction dans le football. Le début de sa reconversion se produit dans le cinéma : Il tient en 1996 le rôle principal aux côtés de Fabrice Luchini « Homme-Femme mode d’emploi », un film de Claude Lelouch.

Bernard Tapie se remet ensuite à l’écriture. Après le livre Gagner écrit en 1986, sort Librement en 1998, dont il a entamé l’écriture en prison ; puis un roman se déroulant dans le milieu du football, Les yeux trop grands, en 2000.

Il enregistre également un single en 1998, C’est beau la vie, avec le rappeur Doc Gynéco. Puis en septembre 1999, il anime une émission de radio sur RMC, Allo Bernard, où il discute avec des auditeurs de problèmes de sociétés ou de leurs problèmes personnels.

Commence ensuite sa carrière d’acteur au théâtre : d’abord avec l’adaptation du film Vol au-dessus d’un nid de coucou en 2000, où il reprend le rôle de Jack Nicholson. A Paris comme en Province, la pièce est un gros succès d’audience, et la critique salue la performance de l’acteur. Puis en 2004 avec Un beau salaud, une comédie plus légère. Enfin en 2008 avec Oscar, pièce rendue célèbre par l’interprétation de Louis de Funès dans les années 70, dont il réécrit une partie des textes, et auquel participe sa fille, Sophie.

En parallèle, il poursuit également une carrière d’acteur/animateur à la télévision, où ses scores d’audience demeurent toujours appréciés des chaînes de télévision : En 2002, il anime l’émission À tort ou à raison sur TF1. En 2005 et 2006, il fait partie des invités permanents de l’émission On refait le match, présentée par Eugène Saccomano et diffusée sur RTL en radio et sur LCI à la télévision. En 2006, il anime l’émission Rien à cacher sur RTL9.

Enfin de 2001 à 2008, il est le rôle principal de téléfilms policiers sur TF1 : Cazas en 2001, puis douze téléfilms Commissaire Valence diffusés de 2003 à 2008, qui font de gros scores d’audience. Il travaille actuellement sur une nouvelle pièce de théâtre, 7 ans de réflexion, qui devrait démarrer en janvier 2011 à Paris." (http://astralconsult.wordpress.com/2011/01/02/bernard-tapie/

Par Erwan - Publié dans : webitude
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Commentaires

Un touche à tout qui en aura palpé ;o)). Un type que je trouve pour ma part complètement antipathique...

Commentaire n°1 posté par Russalka le 15/03/2011 à 19h56

Je le connais bien... Pascal, journaliste.

Commentaire n°2 posté par Pascal Djemaa le 02/12/2011 à 08h42

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